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	<title>Travailleur social &#8211; Le Filet Social | Olivier Kuhn</title>
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	<title>Travailleur social &#8211; Le Filet Social | Olivier Kuhn</title>
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		<title>Construire une relation de confiance dans l&#8217;accompagnement social en tenant compte des ruptures</title>
		<link>https://lefiletsocial.fr/construire-une-relation-de-confiance-dans-laccompagnement-social/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Olivier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 May 2025 15:46:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse de pratiques professionnelles]]></category>
		<category><![CDATA[Accompagnement]]></category>
		<category><![CDATA[Institution sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Jeunes adultes]]></category>
		<category><![CDATA[Relation de confiance]]></category>
		<category><![CDATA[Travailleur social]]></category>
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									<p id="ember3446" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Les compétences relationnelles sont l’une des composantes essentielles que doit acquérir le travailleur social. Si certains aspects sont enseignés en formation initiale, une bonne part vient des expériences de terrain après avoir pu mesurer l’impact des interactions quotidiennes avec le public accompagné. Dans mon expérience avec des jeunes âgés de 18 à 25 ans ayant des parcours de rue, j’ai beaucoup appris sur le relationnel lorsque leurs vies sont marquées de ruptures voir de traumatismes.</p><p id="ember3447" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Dans mon parcours précédent de travailleur social, j&rsquo;ai longtemps accompagné en hébergements diffus. Dans ce cadre, la relation d&rsquo;accompagnement était majoritairement formelle : rendez-vous au bureau, rendez-vous pour des visites à domicile. Dans cette nouvelle expérience en tant que cadre intermédiaire, j&rsquo;ai pu mesurer l&rsquo;importance des temps informels pour permettre une remobilisation. Je m&rsquo;appuierai notamment sur les écrits d&rsquo;Anthony Giddens pour saisir la base de la confiance, notion indispensable à tout travail d&rsquo;accompagnement social.</p><p id="ember3448" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Le service avait pour objectif d&rsquo;offrir une solution aux nombreux jeunes âgés de 18 à 25ans, souvent sans revenus et exclus des systèmes d&rsquo;hébergements classiques. Ayant connu la plupart du temps des parcours de placements dans l&rsquo;enfance, selon les situations ils étaient entre une relation d&rsquo;assistance caractérisé par l&rsquo;assistanat (relation régulière et contractuelle) ou par la marginalité (relation infra-assistancielle), pour reprendre les classifications de Serge Paugam[1]. Le mis à disposition pour cette mission était un ancien Foyer d&rsquo;Action Educative avec un espace restreint, le choix avait été fait de transformer une chambre en bureau d’accueil quasi permanent. Au fil du temps, ce bureau est devenu le lieu des plaintes, des « coups de gueules ». Le lieu où les jeunes venaient canaliser leurs émotions et chercher une écoute bienveillante et non jugeante. L&rsquo;ont-ils toujours eu ?</p><p id="ember3449" class="ember-view reader-text-block__paragraph"><strong> Les conseils ne sont pas toujours bienvenus</strong></p><p id="ember3450" class="ember-view reader-text-block__paragraph">J’ai observé des situations où le positionnement professionnel des travailleurs sociaux repose sur de nombreuses déformations (je m’inclus dans ce constat). L&rsquo;une d&rsquo;entre elles est de vouloir trop souvent donner des conseils, alors qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas été demandés. Sans partir d&rsquo;une mauvaise intension, ces habitudes sont plus le reflet de la projection du travailleur social que la réelle volonté des bénéficiaires. Ces habitudes créent une frontière entre celui qui a le savoir et celui qui ne l&rsquo;a pas, une relation au pouvoir déséquilibré. J&rsquo;ai vu des collaborateurs être mis à l&rsquo;épreuve par les jeunes. Ceux-ci ont trop connu ces injonctions au projet, ces activations du quotidien[2] aussi à l&rsquo;origine de leur mise à distance des organismes d&rsquo;insertion vers l&#8217;emploi. J&rsquo;ai observé que la relation de confiance se tissait davantage avec les intervenants qui se gardaient de tout jugement sur les choix des jeunes dans les évènements qu&rsquo;ils vivent. Ainsi, poursuivre ou arrêter une expérience professionnelle naissante pour certains jeunes devait être entendu comme une expérience de choix, sans jugement. Une crise de colère verbale contre un Conseiller Pénitentiaire d&rsquo;Insertion et de Probation devait être entendue et acceptée, au travailleur social de proposer un compromis pour canaliser le conflit sans juger le ressenti du jeune.</p><p id="ember3451" class="ember-view reader-text-block__paragraph"><strong>Il est plus facile de faire confiance à une personne qu’au représentant d’une institution</strong></p><p id="ember3452" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Le sociologue Anthony Giddens nous explicite le fondement de cette relation de confiance tissée. Il l&rsquo;estime essentielle dans le contexte de la modernité pour faire face à des systèmes abstraits éloignés dans l&rsquo;espace et dans le temps, telles les nombreuses institutions présentes dans nos quotidiens. Je tente d&rsquo;appliquer sa théorie à mon expérience vécue pour comprendre la mise en place de la confiance dans un contexte d&rsquo;insécurité ontologique. Pour lui en effet, la base de la confiance se construit dans la prime enfance en s’appuyant sur la sécurité ontologique. Or, la plupart des jeunes accueillis furent placés dans l&rsquo;enfance et n&rsquo;ont pas pu se fonder sur un cadre familial sécurisant pour bâtir leur relation à la confiance. Ce qu&rsquo;ont vécu ces jeunes du fait de leurs fragilités entraine une méfiance importante, une insécurité ontologique. Giddens distingue la confiance-système et la confiance-personne. Je constate que la confiance due aux systèmes est quasiment absente, du fait de la distance vécue par les jeunes vis à vis des institutions et du ressenti essentiellement négatif qu&rsquo;elles ont sur leur expérience de vie. D&rsquo;autant plus lorsqu&rsquo;ils comprennent que les institutions de la protection de l&rsquo;enfance les ont laissé sans solution viable à l&rsquo;entrée de l&rsquo;âge adulte. Ainsi par exemple, je fais l&rsquo;hypothèse qu’une persévérance des pratiques de fraude dans les transports en communs, alors qu&rsquo;un tarif à très bas coût leur est proposé par la collectivité, vient en partie de cette distance avec le système abstrait que représente la Compagnie des Transports Strasbourgeois.</p><p id="ember3453" class="ember-view reader-text-block__paragraph">La confiance-personne quant à elle est possible, les travailleurs sociaux des accueils de jour ou de la prévention spécialisée ont installé cette relation avant qu&rsquo;ils n&rsquo;intègrent le dispositif. Pourquoi ne se transfère-t-elle pas simplement à d&rsquo;autres professionnels ? Probablement parce que malgré leur volonté de vouloir bien faire, les travailleurs sociaux ne se placent plus toujours en tiers dans les évènements que vivent les jeunes, mais parfois de manière frontale. Ils cherchent à influencer le parcours du jeune en dispensant des conseils avec plus ou moins d&rsquo;insistance dans le but de « réussir un travail d&rsquo;insertion ». Ils entrainent une levée de la méfiance chez les personnes concernées qui conduit à un flétrissement, voire une rupture du lien. Evitements, demandes pour « changer de référent », demandes d’une aide à un intervenant social extérieur à l&rsquo;organisation, passages à l&rsquo;acte avec début d&rsquo;agressivité sont autant de marques de cette distance qui s&rsquo;installe.</p><p id="ember3454" class="ember-view reader-text-block__paragraph"><strong>Comment faire confiance aux autres si on doute de soi ?</strong></p><p id="ember3455" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Les intervenants doivent prendre en compte les nombreux traumatismes vécus dans l&rsquo;enfance par la plupart des jeunes de ce dispositif. Ainsi, en s&rsquo;appuyant sur les œuvres du psychologue Erik Eriksson, Giddens précise que<em>« la confiance n&rsquo;implique pas seulement que l&rsquo;on a appris à compter sur l&rsquo;identité et la continuité des pourvoyeurs extérieurs, mais également que l&rsquo;on peut se faire personnellement confiance. La confiance envers les autres se développe conjointement à la formation d&rsquo;un sentiment intérieur d&rsquo;être digne de confiance, qui constitue la base d&rsquo;une auto-identité ultérieure stable »</em><strong><em>[3]</em></strong> . La confiance-personne pour des jeunes qui se sont construits à partir d&rsquo;une insécurité ontologique est constamment testée. La question de la légitimité accordée dans la relation se basera sur le positionnement du professionnel face à ce que vit le jeune. Si ce lien de confiance ne se construit pas, la relation d&rsquo;accompagnement devient déséquilibrée et peut aller jusqu&rsquo;à une volonté de prise de pouvoir du travailleur social au détriment de la personne concernée.</p><p id="ember3457" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Pour poursuivre avec Giddens, dans sa théorie la sécurité ontologique nous permet d&rsquo;être dans la réflexivité, attitude nécessaire dans le quotidien du monde moderne, surtout face aux risques. Concernant ces publics avec un vécu de précarité sociale, dans leur existence les discontinuités prennent plus de place que les continuités[4]. Le besoin de se préserver des multiples risques est donc important. C&rsquo;est là que nous pouvons replacer le rôle des intervenants sociaux. Être des médiateurs dans la réflexivité que vivent ces jeunes face aux risques de leur parcours de vie, le tout en prenant compte de leur insécurité ontologique. <em>« Est toujours présente dans la notion de confiance l&rsquo;idée de pouvoir compter sur quelque chose face à certaines contingences, que ces dernières soient dues aux actions d&rsquo;êtres humains ou au fonctionnement de systèmes</em><strong><em>[5]</em></strong><em> »</em>. Dès lors, comment les institutions peuvent-elles permettre la meilleure expression de cette confiance pour adapter leur accompagnement ?</p><p id="ember3458" class="ember-view reader-text-block__paragraph"><strong>Redonner une place aux espaces l’informels pour venir « vider son sac »</strong></p><p id="ember3459" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Mes observations du quotidien ont montré que les entretiens dans un cadre formel, heure et lieu défini, ne suffisent pas à poser ce cadre bienveillant nécessaire à l&rsquo;accompagnement d&rsquo;un public fragilisé. Être présent dans les épreuves du quotidien demande une disponibilité dans le temps et dans l&rsquo;espace. Le bureau d&rsquo;accueil du dispositif, s&rsquo;il a parfois manqué de cadre confidentiel, a par contre permis aux jeunes de « vider leur sac » lorsque le quotidien était trop lourd. Je note que pour la plupart d&rsquo;entre eux, réorientés dans d&rsquo;autres dispositifs ou accédant à un logement à la fin de l’expérimentation, ils en sont sortis dans de meilleures dispositions qu&rsquo;en arrivant.</p><p id="ember3460" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Les orientations actuelles des politiques sociales vers le logement d&rsquo;abord vont dans le bon sens. Le statut d&rsquo;hébergé temporaire limite la possibilité pour les publics accompagnés dans l&rsquo;Accueil Hébergement Insertion de s&rsquo;appuyer sur leur pouvoir d&rsquo;agir et leur chez-soi pour construire leur parcours. Cependant, il ne faudrait pas que les services sociaux, agissant de plus en plus à domicile, technicisent à outrance l&rsquo;intervention sociale. Les publics fragilisés ont besoin de lieux de décharges émotionnelles. Des lieux d&rsquo;écoute bienveillante et non jugeante disponibles aisément et sans rendez-vous préalables, sans formalités. Ces lieux sont nécessaires pour accompagner la réflexivité des publics face aux nombreux risques qu&rsquo;ils vivent dans leur exitance marquée de ruptures importantes et impactantes. Développer des accueils de jour de proximité, créer de la disponibilité, organiser la rencontre, permettront de mieux prévenir le risque de rechute. Le travailleur social sera aussi plus à même de retrouver une place ajustée, au côté des personnes et ce qu&rsquo;elles vivent et non plus en face comme agents d&rsquo;un contrôle social. Le métier n&rsquo;en sera que plus valorisé.</p>								</div>
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									<p><strong>Bibliographie :</strong></p><p>[1]Serge Paugam, la disqualification sociale, PUF, 2009, 288p.</p><p>[2]Isabelle Astier, les nouvelles règles du social, PUF, 2007, 208p.</p><p>[3]Anthony Giddens, les conséquences de ma modernité, L’Harmattan, 2016, p100.</p><p>[4]Patrick Cingolani, la précarité, 2006, 128p.</p><p>[5]Anthony Giddens, Ibid p 40</p>								</div>
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		<title>La ou les laïcités, que faire en établissement ?</title>
		<link>https://lefiletsocial.fr/la-ou-les-laicites-que-faire-en-etablissement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Olivier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Apr 2025 15:43:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse de pratiques professionnelles]]></category>
		<category><![CDATA[Inclusivité]]></category>
		<category><![CDATA[Institution sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Laïcités et religions]]></category>
		<category><![CDATA[Travailleur social]]></category>
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									<p id="ember3154" class="ember-view reader-text-block__paragraph">J&rsquo;ai assisté à une conférence forte intéressante au sujet de la laïcité, ce principe de la république si central et qui pourtant provoque de vifs débats jusque dans la dite conférence. Il faut dire qu&rsquo;avec ce principe, la France est bien seule à défendre son modèle, qui synthétise le difficile équilibre entre la liberté de croire ou non et la neutralité de l&rsquo;Etat face aux cultes. Il synthétise aussi l&rsquo;histoire entre l&rsquo;héritage chrétien (petite fille de l&rsquo;Eglise) et celui de la révolution française et de ses valeurs. Jean-Paul Willaime qui commente les ouvrages consacrés aux <em>Lieux de mémoire</em>, insiste sur <strong>la tension de « deux imaginaires », de « deux sacrés »</strong>: celui de la France « fille aînée de la République » et celui de la France « fille aînée de l’Eglise ». Et il considère qu’aujourd’hui une réconciliation de ces deux imaginaires génère une « religion civile à la française » catho-laïque ou oecuménico-laïque. Lors d&rsquo;une semaine où le représentant du principal culte historique français décède, la petite polémique émerge de la question des drapeaux en berne. J&rsquo;écarte rapidement l&rsquo;argument diplomatique, je ne suis pas certain que les drapeaux se mettent en berne lors des décès de tous les chefs d&rsquo;état. Il y a donc bien là un acte de solidarité de la République française face à sa religion historique.</p><p id="ember3155" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Si nous en restons juste à la loi de 1905 d&rsquo;un point de vue juridique (non appliquée dans les départements où je vis et ai grandi), les choses sont assez clair. Tant qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de troubles à l&rsquo;ordre public, <strong>le citoyen français ou résident en France a le droit de pratiquer sa religion et cela même dans l&rsquo;espace public</strong>. La laïcité n&rsquo;est donc pas l&rsquo;effacement des religions. La République va même jusqu&rsquo;à salarier (très petitement certes, mais quand même) les ministres religieux dans les lieux fermés (prisons, hôpitaux, corps d&rsquo;armée, collèges et lycées avec internats) au nom de la liberté de pratiquer.</p><p id="ember3156" class="ember-view reader-text-block__paragraph">L&rsquo;autre point, c&rsquo;est <strong>la neutralité de l&rsquo;Etat </strong>dans sa relation aux cultes comme le dit l&rsquo;expression de Victor Hugo « l&rsquo;Eglise chez elle et l&rsquo;Etat chez lui ». C&rsquo;est une garantie importante car elle permet l&rsquo;égalité des citoyens devant la loi et leur non discrimination devant les droits.</p><p id="ember3157" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Cependant, si l&rsquo;Etat est neutre, qu&rsquo;en est-il des associations qui œuvrent en délégation pour des missions de service public tels de nombreux Etablissements sociaux et médico-sociaux ? Dans la pratique, beaucoup se sont sécularisés, même si au départ ils ont émergé d&rsquo;un mouvement religieux. A aucun moment les pratiques ne semblent imposées, même dans ceux bénéficiant de la présence d&rsquo;une aumônerie. L&rsquo;intérêt des croyances pour certaines organisations est celui <strong>du sens global et de l&rsquo;éthique</strong>. Sur quels principes d&rsquo;actions les professionnels vont se coordonner ? Nous pourrions schématiser ainsi</p><p id="ember3158" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Croyances religieuses initiales -&gt;valeurs fondamentales partagées -&gt;principes d&rsquo;actions -&gt;projets (établissement/service)</p><p id="ember3159" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Les religions chrétiennes ont l&rsquo;avantage d&rsquo;avoir, d&rsquo;une manière ou d&rsquo;une autre, trouvé un compromis avec les valeurs de la République dans une forme <strong>d&rsquo;œcuménisme des droits de l&rsquo;homme</strong>. Mais les droits de l&rsquo;homme en général ne semblent pas suffisants pour se créer un « nous » en action, facilitant la cohésion et la coopération. Comme le précise Durkheim dans « les formes élémentaires de la vie religieuse » : Un groupe social a besoin de se représenter son unité sous forme sensible, <strong>la médiation des signes</strong> permettent la communion humaine. Ce statut ne s&rsquo;applique d&rsquo;ailleurs pas qu&rsquo;aux religions établies, sous réserve d&rsquo;une vigilance aux dérives sectaires. Des principes philosophiques plus généraux peuvent être adoptés, mais en tous les cas, j&rsquo;observe une meilleure santé organisationnelle dans les institutions où un langage commun et des références communes sont partagées entre conseil d&rsquo;administration, Direction et professionnels de terrain.</p><p id="ember3160" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Les établissements sont-ils pour autant épargnés par les débats autour de la laïcité ? Car comme le précise l&rsquo;historien et sociologue Jean Baubérot, il n&rsquo;y a pas qu&rsquo;une seule laïcité en France mais 7. Il indique aussi dans son ouvrage le glissement progressif de la laïcité d&rsquo;une conception de gauche à une conception plus identitaire. La neutralité, si elle est inscrite dans les textes, n&rsquo;est pas possible dans les têtes. Alors au risque de favoriser certaines croyances au détriment d&rsquo;autres, que faire ?</p><p id="ember3161" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Une première priorité devrait être de <strong>favoriser la liberté et l&rsquo;autodétermination</strong> en tout point dans le fait de croire ou non.</p><p id="ember3162" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Ensuite, définir des <strong>logiques d&rsquo;actions </strong>qui partent de grandes valeurs (véhiculées par des religions ou non) et consolider l&rsquo;équipe professionnelle. <strong>Symboliser</strong> à travers des temps d&rsquo;équipes, des créations communes. Adhérer à des valeurs ne fait pas de vous un croyant.</p><p id="ember3163" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Parler du fait religieux et des croyances avec les publics dans<strong> le respect de l&rsquo;opinion</strong> des autres. Les inviter à s&rsquo;informer sur les débats de société en lien avec les croyances ( sexualité, fin de vie, place des femmes&#8230; ) Et du coup être formés aux entretiens épistémiques, avoir soi-même une conscience de <strong>ses propres croyances</strong> et une réflexivité.</p><p id="ember3164" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Bien entendu, préserver les personnes vulnérables des mouvements extrémistes ou sectaires pratiquant des formes d&#8217;emprise. Dans ce cas il ne s&rsquo;agit plus de croyances mais de pratiques répréhensibles.</p><p id="ember3165" class="ember-view reader-text-block__paragraph">En tous les cas, le débat n&rsquo;est pas terminé sur cette question. C&rsquo;est une réflexion à chaud, faite de constats et de quelques lectures sur le sujet. Avoir une vue sur la relation aux croyances dans d&rsquo;autres pays du monde permet aussi de nous décentrer d&rsquo;une vision franco-française.</p>								</div>
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									<p><strong>Bibliographie :</strong></p><p>Jean-Paul Willaime « De la sacralisation de la France. Lieux de mémoire et imaginaire national ». Archives de sciences sociales des religions, 1988 p125-145</p><p>Emile Durkheim « Les formes élémentaires de la vie religieuse ». PUF, 678p.</p><p>Jean Baubérot « Les 7 laïcités françaises, le modèle français de laïcité n&rsquo;existe pas ». 2015, 175p</p>								</div>
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		<title>Eduquer et s&#8217;auto-éduquer face aux écrans</title>
		<link>https://lefiletsocial.fr/eduquer-et-sauto-eduquer-face-aux-ecrans/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Olivier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Apr 2025 15:40:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse de pratiques professionnelles]]></category>
		<category><![CDATA[Gestion des risques]]></category>
		<category><![CDATA[Éducateur spécialisé]]></category>
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					<description><![CDATA[S&#8217;il est une définition qui ne fait pas consensus, c&#8217;est bien celle d&#8217;addiction. D&#8217;un point de vue médical, le DSM liste bien entendu toutes les substances psycho-actives mais y a ajouté les troubles liés aux jeux d&#8217;argent et l&#8217;enfermement pathologique dans les jeux vidéos. Cette classification ne comprend donc pas tous les comportements que l&#8217;on [&#8230;]]]></description>
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									<p>S&rsquo;il est une définition qui ne fait pas consensus, c&rsquo;est bien celle d&rsquo;addiction. D&rsquo;un point de vue médical, le DSM liste bien entendu toutes les substances psycho-actives mais y a ajouté les troubles liés aux jeux d&rsquo;argent et l&rsquo;enfermement pathologique dans les jeux vidéos. Cette classification ne comprend donc pas tous les comportements que l&rsquo;on pourrait qualifier d&rsquo;addictions comportementales ou d&rsquo;addictions sans drogue. Parmi cette liste : le sport, le travail, le sexe, le sucre, mais celui qui nous intéresse aujourd&rsquo;hui est celui des écrans. Pour la psychiatre américaine Anna Lembke (voir son ouvrage « un monde sous dopamine ») tous ces comportements relèvent d&rsquo;une même logique, celle d&rsquo;une société qui sur-sollicite le circuit de la récompense. Ce neurotransmetteur essentiel au fonctionnement humain s&rsquo;active à chaque fois que l&rsquo;on scrolle sur les réseaux sociaux, il s&rsquo;active aussi lors des sexualités compulsives liées aux écrans (1/3 des connexions internet dans le monde sont liées à la pornographie). La récompense arrive sans trop d&rsquo;efforts et ce circuit ne cesse de se renforcer. Au final, que ces conduites soient définies comme addictives ou non, il me semble que leur questionnement par les professionnels du social autant du point de vue de leur propre usage que celui des actions à mener dans le cadre de leurs missions se pose.</p><p>J&rsquo;observe donc les élèves en formation scroller lors des cours. J&rsquo;ai peut-être une part de responsabilité dans l&rsquo;ennui qu&rsquo;ils ressentent avec celle de reposer le cadre. Au fond, le questionnement du rapport aux écrans leur a t&rsquo;il traversé l&rsquo;esprit ? L&rsquo;intervenant social travaille avec ce qu&rsquo;il est, d&rsquo;où la part importante de développement du savoir-être. Comment trouver de la satisfaction et déclencher le circuit de la récompense autrement, en faisant un effort, semble être une bonne piste de départ. Une autre question est la gestion de ses émotions et la fatigue psychique ou le stress face au terrain. S&rsquo;échapper sur son smartphone est une réponse simple et immédiate alors que l&rsquo;expression de son émotion auprès d&rsquo;un tiers demande plus d&rsquo;efforts, mais les conséquences seront sans doute plus impactantes. En se posant les bonnes questions et en expérimentant la vie « hors écrans » à travers des périodes de jeune plus ou moins longues, il sera à même de conduire ses futures personnes accompagnées sur un chemin de pair-aidant.</p><p>En effet, les publics vulnérables que nous accompagnons peuvent être encore plus sensibles à ces échappatoires. Ceux qui ont des expériences en MECS auprès d&rsquo;adolescents l&rsquo;observent bien, la place des écrans associés souvent à d&rsquo;autres addictions parmi laquelle le combo cannabis-tabac prend une place importante. La résultante est des jeunes précocement déscolarisés, sans projets, inhibés, dans un vide de sens. L&rsquo;enveloppe protectrice des ces comportements les place hors d&rsquo;une vie sociale réelle et empêche parfois la mise en œuvre d&rsquo;un parcours après la majorité faute de « projet ». Ils sont bien entendu dans bien des cas la conséquence de traumatismes et la réponse n&rsquo;est pas simple à construire. D&rsquo;autant plus que la société moderne ne peut pas se passer de numérique et qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas que des désavantages à ces pratiques. Ainsi, utiliser l&rsquo;écran pour une activité qui prend du temps (faire une recherche, une démarche en ligne, un jeu ludique et constructif) va à l&rsquo;encontre des entrepreneurs du net qui ne cessent de raccourcir les temps de visionnages pour activer plus vite le circuit de la récompense et laisser les utilisateurs accrochés à leur plateforme. C&rsquo;est bien cette relation entre l&rsquo;usage des écrans et la façon dont les concepteurs construisent le fait d&rsquo;y rester qui doit être interrogée et limitée. Par exemple, les séries ont la bonne habitude de termine l&rsquo;épisode par le sentiment de surprise et le vide derrière, ce qui donnera envie d&rsquo;enchainer les épisodes. Regarder cinq minutes du nouvel épisode peut éloigner le cerveau de son attention compulsive. La question de l&rsquo;image et de la reconnaissance se pose aussi à travers l&rsquo;usage de certaines plateformes (« Je me demande combien de personnes ont liker ma nouvelle photo de maquillage sur Insta »). Cela interroge donc le cadre, celui que les adultes vont devoir mettre en place et qu&rsquo;ils vont contribuer à maintenir en le respectant eux-mêmes (tu vois, je ne sors pas mon téléphone pendant mes heures de travail, pourtant j&rsquo;en ai envie). Mais aussi la capacité à se fixer ses propres règles pour éviter d&rsquo;être entrainés dans le circuit de la récompense. Enfin, cela interroge le sens, la fonction de ces usages dans le quotidien d&rsquo;une personne et comment satisfaire ses besoin/ses attentes par un moyen plus constructif.</p><p>J&rsquo;en conclus que saisir les enjeux d&rsquo;une véritable éducation aux écrans me semble être un impératif et cela passe par un travail sur ses propres accoutumances. Que le sujet soit déjà conscientisé et au cœur des échanges des professionnels, des postures de contournements peuvent être trouvées pour éviter ce recours trop simple. C&rsquo;est le propre de l&rsquo;intelligence collective. A l&rsquo;heure ou l&rsquo;IA prend plus de place et offre de réelles opportunités d&rsquo;avancées dans beaucoup de domaines, sachons rester humains car c&rsquo;est bien à partir de là que se fera toujours le travail d&rsquo;accompagnement.</p>								</div>
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									<p><strong>Bibliographie :</strong></p><p>Anna Lembke  » Un monde sous dopamine », éditions Eyrolles, 2024</p><p>Revue Sciences humaines n°373 Nov 2024 « La mécanique de l&rsquo;addiction »</p><p>Laurent Karila « Docteur, addict ou pas ? », Harper Collins, 2024</p>								</div>
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		<title>J&#8217;aime bien les Z</title>
		<link>https://lefiletsocial.fr/jaime-bien-les-z/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Olivier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Apr 2025 15:38:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse de pratiques professionnelles]]></category>
		<category><![CDATA[Conflit intergénérationnel]]></category>
		<category><![CDATA[Éducateur spécialisé]]></category>
		<category><![CDATA[Institution sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Jeunes adultes]]></category>
		<category><![CDATA[Relation de confiance]]></category>
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					<description><![CDATA[Avant que je m&#8217;engage à accompagner des élèves en formation d&#8217;ES en tant qu&#8217;intervenant GAP, on m&#8217;avait prévenu. « Tu vas voir, il y en a certains qui sont « haaan », grave à la ramasse ». Cette fameuse génération Z qui ne s&#8217;engage plus, s&#8217;enferme dans ses téléphones et voit l&#8217;avenir de manière désabusée. Heureusement que j&#8217;ai mis [&#8230;]]]></description>
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									<p id="ember2542" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Avant que je m&rsquo;engage à accompagner des élèves en formation d&rsquo;ES en tant qu&rsquo;intervenant GAP, on m&rsquo;avait prévenu. « Tu vas voir, il y en a certains qui sont « haaan », grave à la ramasse ». Cette fameuse génération Z qui ne s&rsquo;engage plus, s&rsquo;enferme dans ses téléphones et voit l&rsquo;avenir de manière désabusée. Heureusement que j&rsquo;ai mis tout cela de côté.</p><p id="ember2543" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Aujourd&rsquo;hui, après trois séances et quelques visites de stage, je dis et j&rsquo;affirme que j&rsquo;apprécie ces jeunes. Ils viennent vers le métier d&rsquo;Educateur Spécialisé avec une vraie appétence pour les relations de travail centrés sur les publics. Ils ont donc cette capacité à voir les problèmes observés en stage et en quoi cela ne correspond pas à leurs valeurs. Alors certes, ils manquent parfois de tact et voudraient faire la révolution en un jour, mais cette lucidité sur l&rsquo;essentiel du travail devrait faire un bien fou aux structures qui les accueillent.</p><p id="ember2544" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Les « network nativ » selon une expression que je préfère à la dernière lettre de l&rsquo;alphabet (quelle sera la génération suivante, faudra t&rsquo;il inventer des lettres ?) ont des convictions et les affirment. Ils ne supportent pas qu&rsquo;une blague antisémite soit dite devant des enfants. Ils s&rsquo;étonnent de certains éducateurs « expérimentés » qui utilisent la force de leur bras pour faire autorité auprès d&rsquo;enfants. Ils s&rsquo;offusquent du comportement d&rsquo;une psychologue en visite médiatisée. Ils ont envie de contribuer à un travail social de meilleure qualité.</p><p id="ember2545" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Je ne les entends pas beaucoup râler sur les bas salaires du secteur, ils semblent avoir renoncé à une lutte qui n&rsquo;a jamais obtenu satisfaction de leur vivant. Par contre, ils ne veulent pas travailler dans n&rsquo;importe quelles conditions et surtout sans trouver du sens au travail.</p><p id="ember2546" class="ember-view reader-text-block__paragraph">D&rsquo;ailleurs, il faut les entendre aussi quand ils critiquent des cours » chiants ». Laissons dériver le modèle des cours magistraux avec un professeur en positon d&rsquo;unique sachant. Mises en situations, réflexions/débats sur des textes, apprendre en jouant à travers des jeux type sérious game, faire une fresque du climat. Ils veulent de la pratique, des cours connectés aux réalités du terrain. Ne nous plaignons pas d&rsquo;une salle à moitié vide à la pause, changeons nos manières d&rsquo;enseigner.</p><p id="ember2547" class="ember-view reader-text-block__paragraph">J&rsquo;ai peut-être seulement de la chance avec le groupe que j&rsquo;accompagne, mais au moins je n&rsquo;ai pas perdu l&rsquo;espoir d&rsquo;un meilleur travail social.</p>								</div>
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		<title>Les travailleurs sociaux sont tous des maltraitants potentiels</title>
		<link>https://lefiletsocial.fr/les-travailleurs-sociaux-sont-tous-des-maltraitants-potentiels/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Olivier]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Mar 2025 15:33:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse de pratiques professionnelles]]></category>
		<category><![CDATA[Gestion des risques]]></category>
		<category><![CDATA[Éducateur spécialisé]]></category>
		<category><![CDATA[Institution sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Précarité]]></category>
		<category><![CDATA[Travailleur social]]></category>
		<category><![CDATA[Violence]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans la série « elle est partout mais ne se dit nulle part », la maltraitance doit trôner parmi les premières places dans les organisations du travail social. En effet, il est très rare que des professionnels du social se forment et se diplôment dans l&#8217;intention de nuire à des personnes vulnérables. Le préfixe mal invite aussi [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="1225" class="elementor elementor-1225">
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									<p id="ember2236" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Dans la série « elle est partout mais ne se dit nulle part », la maltraitance doit trôner parmi les premières places dans les organisations du travail social. En effet, il est très rare que des professionnels du social se forment et se diplôment dans l&rsquo;intention de nuire à des personnes vulnérables. Le préfixe mal invite aussi à un certain manichéisme qui ne rend pas service à la cause. Les maltraitants c&rsquo;est facilement les autres, là où il y a des cas extrêmes que relèvent les reportages télés à sensation ou les affaires comme récemment celle qui implique le premier ministre en exercice. Toutefois, à s&rsquo;y pencher de près, définition de la Haute Autorité de Santé dans les mains, nombre de pratiques quotidiennes peuvent être en « feu orange » et le restent assez longtemps.</p><p id="ember2237" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Ainsi en va t&rsquo;il de tous les établissements qui sont trop légers dans l&rsquo;information aux personnes sur leur droits, voir au déni de ceux-ci. Ainsi, même dans une chambre d&rsquo;hébergement dont la personne n&rsquo;a pas de titre de locataire, même dans un collectif, le lieu est considéré par le droit comme « chez lui ». Il s&rsquo;accompagne donc d&rsquo;un droit absolu au respect de l&rsquo;intimité et tout non respect de ce droit pour des prétextes de sécurité ou de contrôle social sans le consentement de la personne ne sont pas permis. Oui c&rsquo;est un chemin plus long de chercher l&rsquo;adhésion et cela demande une remise en question qui n&rsquo;est pas toujours simple.</p><p id="ember2238" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Dans un registre proche, les menaces de sanction ou d&rsquo;abandon, d&rsquo;exclusion dans une situation asymétrique d&rsquo;accompagnement sont observés dans de nombreuses situations. Lorsque la relation d&rsquo;accompagnement ne se fonde pas dans une relative confiance, est-ce à la personne hébergée de subir une pression pour des raisons de « non adhésion » ? N&rsquo;y a t&rsquo;il aucune autre solution ?</p><p id="ember2239" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Et la sanction ? Parlons en, l&rsquo;absence de sanctions peut être maltraitant, tout comme des sanctions inadaptées fondées sur de l&rsquo;arbitraire (comment est définie la non adhésion précisément ? A partir de quelle limite un comportement est violent ou agressif, non respectueux ?)</p><p id="ember2240" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Toutes ces limites sont plutôt dans le registre psychologique, mais nous pourrions aussi aborder les maltraitances dans la catégorie des négligences ou abandons. Les référentiels de la HAS invitent par exemple à se pencher sur le cas de « l&rsquo;absence de recherche de relais ou de continuité d’intervention suite à un départ ou rupture d’intervention »</p><p id="ember2241" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Enfin, l&rsquo;exposition à un environnement violent est aussi un critère de maltraitance, les recommandations de l&rsquo;autorité d&rsquo;évaluation invitant les institutions à mettre en place des modes de régulation de celle-ci dans leurs pratiques.</p><p id="ember2242" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Ainsi, évaluation de la qualité des prestations, mieux-être au travail, prévention des risques psycho-sociaux, moins d&rsquo;absentéisme et de rotation d&rsquo;effectifs sont des notions profondément liées. Les recommandations de la HAS oublient toutefois le registre systémique, générateur lui aussi de violence comme par exemple : mise à la rue après un placement, sortie sèche d&rsquo;incarcération sans solution, insuffisance de réponse positives aux appels au 115, OQTF&#8230; c&rsquo;est le registre ou seule notre mobilisation peut contribuer à changer les choses.</p><p id="ember2243" class="ember-view reader-text-block__paragraph">La première responsabilité des terrains professionnel et de ses acteurs est au moins de sortir du déni, se dire que cela peut arriver à tout le monde. Sans jugement, mais avec sérieux. Les contradictions des institutions « totales » ont bien été démontrées par Goffman, particulièrement les tensions entre le prendre soin et les impératifs de sécurité et de contrôle social. Entre bientraitance et maltraitance (qui ne sont pourtant pas des termes contraires) il y a une palette avec une infinité de situations où doivent s&rsquo;engager des réflexions éthiques, des pratiques de changement, des formations, des modifications de cadre. Il en va aussi de l&rsquo;avenir du travail social.</p>								</div>
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									<p><strong>Bibliographie :</strong></p><p><a href="https://www.has-sante.fr/jcms/p_3549483/fr/bientraitance-et-gestion-des-signaux-de-maltraitance-en-etablissement-mise-en-oeuvre-en-milieu-sanitaire-medico-social-et-social-personnes-majeures">Recommandations de la HAS</a> </p><p>Frédéric Mennrath : Violences en institution, bientraitance en situation, PUG, 2019, 248p.</p><p>Erving Gofman : Asiles, Les éditions de minuit, 1968, 452p.</p>								</div>
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		<title>Sortir de la pyramide de Maslow</title>
		<link>https://lefiletsocial.fr/sortir-de-la-pyramide-de-maslow/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Olivier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Feb 2025 15:29:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse de pratiques professionnelles]]></category>
		<category><![CDATA[Éducateur spécialisé]]></category>
		<category><![CDATA[Inclusivité]]></category>
		<category><![CDATA[Relation de confiance]]></category>
		<category><![CDATA[Travailleur social]]></category>
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					<description><![CDATA[La pyramide de Maslow fait partie de ces rengaines enseignées en formations du travail social comme dans beaucoup d&#8217;autres disciplines (écoles de management, de service à la personne). C&#8217;est, vrai une pyramide, c&#8217;est beau. Encore plus quand on y met plein de couleurs : les mystères de l&#8217;Egypte, le triangle des Bermudes, le Toblerone. Trêve [&#8230;]]]></description>
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									<p id="ember1917" class="ember-view reader-text-block__paragraph">La pyramide de Maslow fait partie de ces rengaines enseignées en formations du travail social comme dans beaucoup d&rsquo;autres disciplines (écoles de management, de service à la personne). C&rsquo;est, vrai une pyramide, c&rsquo;est beau. Encore plus quand on y met plein de couleurs : les mystères de l&rsquo;Egypte, le triangle des Bermudes, le Toblerone. Trêve de plaisanterie, cet outil perdure alors que l&rsquo;auteur lui-même en a critiqué l&rsquo;utilisation, la machine a dépassé le maître. La société ultra libérale peut s&rsquo;en accommoder : plus besoin de chercher une satisfaction complète des besoins des personnes les plus vulnérables. Il suffit de remplir les deux premiers étages, c&rsquo;est déjà plus de la moitié des besoins qui sont comblés, le reste c&rsquo;est de l&rsquo;accessoire, ça coutre cher. L&rsquo;aide à domicile ne doit pas prendre trop de temps avec ses « clients », juste le nécessaire : la personne a été nourrie, est propre, est en sécurité ? Le travail est fait, si le « client » a besoin de discuter, pas le temps.</p><p id="ember1918" class="ember-view reader-text-block__paragraph">D&rsquo;ailleurs, Maslow n&rsquo;a visiblement pas dessiné de triangle, on ne sait pas exactement qui a fait le premier mais chacun le reprend en l&rsquo;arrangeant avec sa recette. Certes, schématiser permet de mieux comprendre, d&rsquo;ordonner ses idées, encore faut-il que ce classement n&rsquo;oublie pas des pans entiers venus avec l&rsquo;évolution de la société. Les besoins affectifs et sexuels ont par exemple des résonnances sur plusieurs aspects des besoins. Dans le même élan, où mettrions nous aujourd&rsquo;hui les besoins de vivre dans un environnement soutenable et non pollué ? L&rsquo;accès à la culture est lui aussi une dimension uniquement accessoire ?</p><p id="ember1919" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Dans l&rsquo;intervention sociale, cet outil me semble encore plus décalé depuis les nouveaux référentiels de la HAS qui encadrent les démarches qualité dans les Etablissements Sociaux et Médico-Sociaux. Ceux-ci ont bien pour objectif de placer la personne concernée au centre des dispositifs, que signifie dans ce cadre la nécessité de penser les besoins en dehors d&rsquo;elles ? J&rsquo;ai en tête beaucoup d&rsquo;exemples issus de mes accompagnements comme ce jeune homme qui utilisait un bonne partie de son Fonds d&rsquo;Aide aux Jeunes pour s&rsquo;acheter des cartes Pokemon. Les besoins d&rsquo;estime et d&rsquo;accomplissement me semblent ainsi être majeurs, surtout pour des personnes avec des parcours morcelés.</p><p id="ember1920" class="ember-view reader-text-block__paragraph">A mon sens la première démarche en terme d&rsquo;analyse des besoins c&rsquo;est de permettre l&rsquo;expression de la personne concernée en tenant compte de ce qui peut être un frein : accès limité à la langue, déficience mentale, soumission à une position dominante pour « faire plaisir aux travailleurs sociaux », influence néfaste de son environnement etc . L&rsquo;analyse des besoins ne se fait pas en un seul entretien formel lors de la signature d&rsquo;un Projet Personnalisé, mais tout au long de l&rsquo;accompagnement.</p><p id="ember1921" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Pour cela, il y a de biens meilleurs outils que la pyramide, un support ressemblant à une carte heuristique, avec la personne au centre me semble un bon départ. Aux structures de s&rsquo;inventer et de laisser les pyramides en dehors du travail social.</p>								</div>
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		<title>Les deux mesures du temps dans l&#8217;accompagnement social</title>
		<link>https://lefiletsocial.fr/les-deux-mesures-du-temps-dans-laccompagnement-social/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Olivier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Feb 2025 15:26:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse de pratiques professionnelles]]></category>
		<category><![CDATA[Hébergement - Logement]]></category>
		<category><![CDATA[Hébergement]]></category>
		<category><![CDATA[Institution sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Logement]]></category>
		<category><![CDATA[Précarité]]></category>
		<category><![CDATA[Travailleur social]]></category>
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					<description><![CDATA[Il est d&#8217;un constat largement partagé, qui a aussi été le cœur du mémoire de Master que j&#8217;ai écrit en 2018 : les différence de perception du temps entre les institutions et les personnes accompagnées. Le contexte est l&#8217;accompagnement des personnes en situation de précarité et de l&#8217;observation des rythmes imposés par l&#8217;institution, de certains [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="1209" class="elementor elementor-1209">
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									<p id="ember1631" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Il est d&rsquo;un constat largement partagé, qui a aussi été le cœur du mémoire de Master que j&rsquo;ai écrit en 2018 : les différence de perception du temps entre les institutions et les personnes accompagnées. Le contexte est l&rsquo;accompagnement des personnes en situation de précarité et de l&rsquo;observation des rythmes imposés par l&rsquo;institution, de certains désirs projetés dans lesquels j&rsquo;ai pu moi-même tomber. L&rsquo;un des auteurs qui m&rsquo;a éclairé est Michel De Certeau et principalement son ouvrage « L&rsquo;invention du quotidien : les arts de faire ». Dans cet ouvrage qui peut paraître parfois un peu ardu, il y a une partie consacrée au temps et à sa perception. Une bonne image qu&rsquo;il en donne est l&rsquo;existence chez les grecs anciens de deux dieux qui représentent le temps. Chronos, l&rsquo;un des Titans et dieux les plus importants de la mythologie représente le temps qui passe, les jours, les heures et cela jusqu&rsquo;à la mort. Kairos lui, est le dieu du temps dans l&rsquo;instant présent, faire le bon acte au bon moment, saisir l&rsquo;opportunité. Le temps des artistes et ceux qui cherchent l&rsquo;inspiration. Ces deux représentations sont attachées à deux attitudes dans les relations sociales. Chronos est associé aux <em>stratégies. « La stratégie est le calcul ou la manipulation des rapports de forces qui devient possible à partir du moment où un sujet de vouloir et de pouvoir (une entreprise, une armée, une cité, une institution scientifique) est isolable. Elle postule un lieu susceptible d&rsquo;être circonscrit comme un propre et d&rsquo;être la base d&rsquo;où gérer les relations&#8230; » </em>En bref, c&rsquo;est le fameux cadre que propose toute institution sociale avec son lot d&rsquo;outils en commençant par le projet de service jusqu&rsquo;au règlement de fonctionnement imposé aux personnes accompagnées. Face à cela, Kairos est associé aux <em>tactiques</em>, mise en contournement des règles et normes pour obtenir un avantage bénéfique. <em>« Les tactiques sont un art du faible qui lui permet de composer avec un environnement contraint ». </em>Tout l&rsquo;objectif de la tactique est d&rsquo;attendre une « occasion » pour tenter un « coup ».</p><p id="ember1632" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Dans ce contexte, nous sommes tous peu ou prou confrontés parfois aux stratégies, parfois aux tactiques, sans forcément conscientiser les actes. Pourquoi alors cette différence est-elle si impactante pour les personnes en situation de précarité ?</p><p id="ember1633" class="ember-view reader-text-block__paragraph">La raison est à chercher dans la forme de socialisation que vivent les personnes en situation de précarité, encore plus particulièrement lorsqu&rsquo;elles fréquentent la rue. Nous sommes tous socialisés par notre entourage, nous devons nous adapter à nos milieux (familiaux, professionnels, électifs dans nos loisirs&#8230;) pour pouvoir nous y maintenir. La pratique de la survie à la rue demande l&rsquo;acquisition de compétences, dont la maitrise du Kairos est une donnée indispensable. Didier, une des personnes interrogées m&rsquo;expliquait comment certains jours de manche, il obtenait beaucoup de bénéfices. Il me racontât le jeune étudiant qui avait prévu une soirée où beaucoup s&rsquo;étaient désistés et qui lui a apporté 4 pizzas qu&rsquo;il a pu partager avec d&rsquo;autres « mecs en galère ». Et aussi les jours sans où la météo ou un mauvais contexte pouvais rendre la journée difficile. Les tactiques pour trouver un coin où dormir à l&rsquo;abri sans déranger. Celles pour récupérer des biens auprès d&rsquo;associations caritatives pour faire des trocs avec d&rsquo;autres.</p><p id="ember1634" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Cet apprentissage de la débrouille et de l&rsquo;incertitude liée à la situation interdit aux personnes de se projeter avec sérieux dans l&rsquo;avenir. Ce serait une véritable dissonance cognitive que d&rsquo;imaginer un ailleurs alors que le quotidien est composé d&rsquo;incertitudes aussi importantes, de déceptions passées et de méfiance généralisée envers les institutions. C&rsquo;est là tout le problème lors de la confrontation entre ces habitudes de vie et les rythmes très normés des institutions. Horaires, lieux permis et interdits, rapports à l&rsquo;attente, l&rsquo;institution produit autant d&rsquo;accélérations que de ralentissements. Didier m&rsquo;avait une fois dit qu&rsquo;il avait l&rsquo;impression que je le « catapultais » et en même temps certaines démarches comme l&rsquo;attribution d&rsquo;un logement demande un temps si long et imperceptible alors qu&rsquo;il est toujours énoncé en objectif. La sociologue Maryse Bresson nous précise « La démarche de projet repose sur des implicites inadaptés aux problèmes des populations. Le problème des précaires n&rsquo;est pas de manquer de projet, mais plutôt de ne pas pouvoir se conformer au modèle « normal » de cycle de vie qui implique une progression entre les âges et une progression de carrière ». Pour elle, il y a trois marqueurs de temps pour les personnes précaires : elles sont dans des <em>entre-deux </em>et des <em>attentes</em>, elles sont <em>instables</em> et voguent dans des univers <em>multi-contraints</em>.</p><p id="ember1635" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Ces constats nous invitent à plusieurs constats :</p><ul><li>La nécessité d&rsquo;aller vers des formes d&rsquo;accompagnement directement en logement, afin de réduire la pression des contraintes qui produit peu de résultats (voir les taux de retour à la rue importants en centres d&rsquo;hébergement de stabilisation)</li><li>Voir les tactiques comme des compétences et non uniquement de manière négative. Elles sont des adaptations nécessaires au vécu des personnes</li><li>Relativiser la bonne tenue de nos stratégies institutionnelles. Oui bien entendu les institutions sont soumises à évaluation et doivent rendre des comptes aux financeurs, mais la façon de rendre compte des réalités du terrain est alors à repenser. Nous avons raison de nous plaindre de la politique du chiffre, mais que proposons nous de différent pour mettre en avant le travail réalisé ?</li><li>Dans les collectifs, renoncer à l&rsquo;institution asilaire qui souhaite tout contrôler et reconnaitre la tactique en l&rsquo;inscrivant dans le quotidien tout en respectant un cadre minimal de sécurité</li></ul><p id="ember1638" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Je terminerai par cette maxime de la philosophe Simone Weil <em>« Toutes les tragédies reviennent à une seule et unique tragédie : l&rsquo;écoulement du temps ». </em>A défaut de pouvoir révolutionner nos positions respectives<em>, </em>sachons faire la moitié du chemin pour permettre aux personnes de se maintenir en faisant leur part.</p>								</div>
				</div>
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									<p><strong>Bibliographie :</strong></p><p>Michel De Certeau, L&rsquo;invention du quotidien 1. arts de faire, Folio essais</p><p>Maryse Bresson, Le temps des précaires : paradoxes et enjeux dans Le temps dans les sciences sociales. Temporalités plurielles et défis de la mesure, Paris, Khartala.</p><p>Simone Weil, Leçons de philosophie, Plon</p>								</div>
				</div>
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		<title>Les nombreux freins à la participation des personnes concernées en institution</title>
		<link>https://lefiletsocial.fr/les-nombreux-freins-a-la-participation-des-personnes-concernees-en-institution/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Olivier]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Jan 2025 15:23:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse de pratiques professionnelles]]></category>
		<category><![CDATA[Institution sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Relation de confiance]]></category>
		<category><![CDATA[Travailleur social]]></category>
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					<description><![CDATA[La participation des personnes concernées est un enjeu qui m&#8217;a toujours importé depuis que je suis diplôme du travail social. J&#8217;ai essayé plusieurs années d&#8217;appliquer les directives des CVS dans un CHRS diffus, j&#8217;ai emmené des personnes accompagnées à des réunions du CCRPA (Conseil Consultatif Régional des Personnes Accompagnées) organisées par la Fédération des Acteurs [&#8230;]]]></description>
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									<p id="ember1312" class="ember-view reader-text-block__paragraph">La participation des personnes concernées est un enjeu qui m&rsquo;a toujours importé depuis que je suis diplôme du travail social. J&rsquo;ai essayé plusieurs années d&rsquo;appliquer les directives des CVS dans un CHRS diffus, j&rsquo;ai emmené des personnes accompagnées à des réunions du CCRPA (Conseil Consultatif Régional des Personnes Accompagnées) organisées par la Fédération des Acteurs de la Solidarité, j&rsquo;ai été à l&rsquo;initiative de réunions d&rsquo;échanges collectives. Par la suite à mon poste de chef de service, j&rsquo;ai tenté de mettre en place un système plus horizontal, tenant compte des aspirations du public. J&rsquo;ai pu à ces occasions expérimenter les nombreux freins à la réalisation d&rsquo;une réelle participation dans les institutions au fonctionnement classique. Je cite en référence le très bon article de <a id="ember1313" class="ember-view" href="https://www.linkedin.com/in/fabien-toulemonde-formation-conseil/">Fabien Toulemonde</a> qui a pu montrer différents niveaux de participation. Celle que je cherche ici est une participation avec co-élaboration et de voir si elle est compatible avec des contextes de grandes organisations très hiérarchisées et avec de nombreux services et dispositifs.</p><p id="ember1314" class="ember-view reader-text-block__paragraph">A Strasbourg, l&rsquo;association <a class="jduznFXpGqHILCusqofXCMsJDhsqSbDzo " tabindex="0" href="https://www.linkedin.com/company/association-l-%C3%AElot-strasbourg/" data-test-app-aware-link="">Association L&rsquo;Îlot &#8211; Strasbourg</a> est un exemple d&rsquo;organisation qui a adapté son fonctionnement global pour rendre la participation des personnes centrale et permanente. Réunion de résidents fréquentes, participations aux embauches des salariés, participation aux formations des travailleurs sociaux. J&rsquo;aurais voulu adapter cela dans mon expérience professionnelle plus récente, mais pour ce faire, j&rsquo;aurais du m&rsquo;extraire de nombreuses contraintes institutionnelles. Le contexte de deux organisations à la taille et au fonctionnement différent ne peut être facilement transposé. La première condition est déjà que cette question de la participation des personnes concernées soit centrale pour toute l&rsquo;organisation. Or, j&rsquo;ai eu cette sensation d&rsquo;avoir porté cette question bien seul pendant de nombreuses années. Lorsque peu de collègues prennent le temps de participer à la diffusion des informations sur la tenue d&rsquo;une réunion, son importance, ses enjeux. Lorsque la Direction ne semble pas placer cette question comme une priorité mais comme une contrainte parmi d&rsquo;autres. La première condition de la mise en place d&rsquo;une réelle participation des publics est donc que l&rsquo;enjeu soit central pour toute la chaine hiérarchique, du Directeur aux personnels de proximité, sans oublier les services supports (agents de maintenance, comptables) et que cette question soit portée collectivement.</p><p id="ember1315" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Une deuxième limite est liée aux représentations des professionnels sur les personnes que nous accompagnons. En effet, voir avant tout les personnes sur l&rsquo;angle de leurs manques, de leurs inconstances, de l&rsquo;écart de leur comportement avec la norme, c&rsquo;est préparer nos esprits à la non participation. Pour qu&rsquo;une participation réelle soit envisageable, il faut d&rsquo;abord voir les personnes concernées comme capables. Oui bien entendu, leur parcours de vie a de nombreuses conséquences, mais sachons aussi reconnaitre la force de résilience qu&rsquo;il faut mettre en place pour résister aux évènements traumatisants. Certains adoptent des stratégies de défense absolument nécessaires dans un contexte de violence comme celui de la rue, de familles au contexte toxiques. La débrouille du quotidien dans ces parcours demande une capacité d&rsquo;adaptation à tout moment qui est une grande qualité. Sous les effets de la stigmatisation ils se construisent une représentation du monde qui mérite d&rsquo;être considérée. Pour cela le travailleur social doit prendre ses distances avec ses propres représentations. Il n&rsquo;est pas là pour rendre autonome des gens qui ne le seraient pas. Il est là pour accompagner des personnes en tenant compte de leurs aspirations. Lorsqu&rsquo;une personne accompagnée s&rsquo;exprime, il faut que cette expression soit entendue, suivie d&rsquo;effets concrets sinon elle tombe dans l&rsquo;oubli. Le travailleur social ou l&rsquo;institution de sont pas crédibles et promeuvent des valeurs dans l&rsquo;idée sans les incarner.</p><p id="ember1316" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Enfin une troisième limite est liée aux contradictions des fonctionnements. En effet, comment demander aux publics de participer lorsque ce point est indiqué en article 7 ou 8 dans le contrat de séjour ? Comment mettre l&rsquo;accent dès l&rsquo;admission sur le cadre et le respect du règlement et en même temps promouvoir une réelle participation ? Pour être crédible, la participation devrait être le point numéro 1 du règlement de fonctionnement et du contrat de séjour. D&rsquo;ailleurs, normalement les règlements ne devraient pas pouvoir être modifiés sans participation des personnes concernées. Cela pose la question du pouvoir. Prendre conscience que les personnes accompagnées sont dépendantes du pouvoir que nous exerçons. Adopter une éthique où l&rsquo;influence de ce pouvoir devra diminuer ou plutôt se vivre de manière plus diffuse. En effet, les apports des sciences humaines nous montrent qu&rsquo;il y a toujours du pouvoir dans les organisations. Il y a l&rsquo;exemple très connu de l&rsquo;entreprise américaine Morning Star qui s&rsquo;est passée complètement de managers. Il a été montré que cette configuration n&#8217;empêchait pas un certain exercice du pouvoir. Il est simplement plus adapté aux objectifs fixés par les associations qui travaillent dans le soutien aux personnes en situation de précarité sociale. Ainsi nous diminuerions l&rsquo;effet du « pouvoir sur » pour valoriser le « pouvoir de ». En rééquilibrant ainsi les relations, c&rsquo;est aussi les objectifs des services qui pourraient être transformés. C&rsquo;est aussi éventuellement des conflits qui pourraient être régulés autrement que par des arrêts d&rsquo;hébergement.</p><p id="ember1317" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Ces quelques éléments sont un début de réflexion sur le sujet et je serai intéressé par les apports de tout lecteur intéressé par cette question pour affiner notre connaissance mutuelle.</p>								</div>
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		<title>Ce que me dit le parcours exemplaire de Marcel</title>
		<link>https://lefiletsocial.fr/ce-que-me-dit-le-parcours-exemplaire-de-marcel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Olivier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Dec 2024 15:20:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse de pratiques professionnelles]]></category>
		<category><![CDATA[Hébergement - Logement]]></category>
		<category><![CDATA[Hébergement]]></category>
		<category><![CDATA[Logement]]></category>
		<category><![CDATA[Précarité]]></category>
		<category><![CDATA[Travailleur social]]></category>
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					<description><![CDATA[Ce n&#8217;est pas si courant en tant que travailleur social, de revoir des années après une personne que l&#8217;on a accompagné en tant que « référent » pendant un moment charnière de sa vie. Les dispositifs sont ainsi faits, les gens sont de passage et dans une grande ville, on les laisse en espérant que leur parcours [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="1196" class="elementor elementor-1196">
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									<p id="ember1025" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Ce n&rsquo;est pas si courant en tant que travailleur social, de revoir des années après une personne que l&rsquo;on a accompagné en tant que « référent » pendant un moment charnière de sa vie. Les dispositifs sont ainsi faits, les gens sont de passage et dans une grande ville, on les laisse en espérant que leur parcours se poursuit sans trop de heurts.</p><p id="ember1026" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Marcel (qui est un nom factice évidemment) avait une place particulière puisqu&rsquo;en plus d&rsquo;être une personne accompagnée en « hébergement de stabilisation », il avait contribué à mon mémoire de master de sociologie et intervention sociale écrit en 2018. Dans ce travail, onze personnes interrogées par entretiens semi-directifs étaient d&rsquo;anciens hébergés accompagnés par des collègues et sortis une année auparavant. Trois autres personnes étaient accompagnées par moi et avec leur accord, j&rsquo;ai intégré de nombreux échanges et les « point tournants » de leurs parcours, mêlant biographie et « participation observante ». Marcel faisait partie de ces trois contributeurs.</p><p id="ember1027" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Pour faire un bref résumé, il est issu d&rsquo;une famille alsacienne sans soucis majeurs, mais des mésententes et conflits l&rsquo;ont conduit à une séparation avec eux lors de l&rsquo;entrée à l&rsquo;âge adulte. Il choisit de quitter le cocon et aussi la région. Il partit en Nouvelle Calédonie et là-bas, rencontra et épousa une femme de la communauté kanake avec qui il a eu deux enfants (âgés à l&rsquo;époque de 15 et 12 ans). La rupture intervient en 2016 à la suite d&rsquo;une incarcération et des conflits récurrents avec le clan de son épouse à propos du devenir des enfants. Il est contraint de quitter l&rsquo;île et de revenir en métropole, à Strasbourg, où une tante l&rsquo;accueille temporairement. Il souffre d&rsquo;une maladie psychique que je ne saurai pas classifier et dont je ne sais pas non plus depuis quand elle l&rsquo;affecte. Mais ces éléments, bien qu&rsquo;explicatifs des problèmes que vivait Marcel, n&rsquo;ont pas été centraux pour la thématique de mon mémoire.</p><p id="ember1028" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Quoi qu&rsquo;il en soit, mon organisation a proposé à Marcel une place dans une unité qu&rsquo;une résidence Adoma nous avait mis à disposition. Une petite chambre de 10m², des sanitaires et espaces de douches ainsi que la cuisine à partager avec 16 autres hommes. Le bâtiment était ancien et pas encore rénové. L&rsquo;environnement et la promiscuité ont certainement été des freins pour une évolution plus adaptée de sa situation. Du fait d&rsquo;une inconstance dans la prise de ses traitements, j&rsquo;ai assisté à des phases de crises aigües, des débordements émotionnels de colère ou de tristesse, des échanges verbaux parfois incohérents. Pourtant, du fait de partenariats avec les services de psychiatrie, d&rsquo;un gros travail relationnel pour laisser ses expressions débordantes pour ce qu&rsquo;elles sont, d&rsquo;un investissement sans faille pour que Marcel puisse bénéficier d&rsquo;un meilleur environnement, il finit par trouver un logement chez un bailleur social un an et demi plus tard. Après une phase de tuilage assez rapide le temps de l&rsquo;accompagner dans l&rsquo;ouverture de ses droits, c&rsquo;était le moment de lui dire au revoir et bonne route, comme tant d&rsquo;autres avant et après lui.</p><p id="ember1029" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Comme beaucoup d&rsquo;autres personnes accompagnées pendant ces quinze ans de carrière, il m&rsquo;arrivait parfois de penser à lui. D&rsquo;avantage certains « suivis » que d&rsquo;autres, lorsque le lien d&rsquo;accompagnement a demandé une adaptation de la posture professionnelle. J&rsquo;ai aussi ce sentiment d&rsquo;avoir autant appris des personnes qu&rsquo;eux ont bénéficiées de mon travail. Dans le cas de Marcel, je me souviens notamment de ces nombreux échanges à propos de son pays d&rsquo;adoption, île au contexte au combien atypique. Je mesurais et lui reflétait combien cela montrait une grande force de s&rsquo;intégrer dans une terre lointaine, au milieu d&rsquo;une communauté autochtone, surtout lorsqu&rsquo;on vient du pays colonisateur. J&rsquo;ai notamment pensé à lui pendant le covid, s&rsquo;il était toujours dans le même appartement, sous les combles au sixième étage dans un vieil immeuble, si sa tante, seul lien familial encore intacte était toujours là pour le soutenir.</p><p id="ember1030" class="ember-view reader-text-block__paragraph">J&rsquo;ai eu plaisir à revoir Marcel lors de l&rsquo;hommage annuel rendu par l&rsquo;association « les morts de la rue » le 1er novembre dernier. Il était venu car une connaissance était décédée dans l&rsquo;année. Lors de cet échange, j&rsquo;appris que Marcel était toujours dans son logement, que ses enfants lui manquent toujours mais qu&rsquo;il garde des liens grâce à Internet. Il s&rsquo;est reconstruit une vie autour de ce lieu. Pas trop éloigné d&rsquo;une association locale qui dispose d&rsquo;un restaurant social, il s&rsquo;y rends tous les jours pour bénéficier des repas à prix réduits et des liens sociaux du lieu. Il se rends au CMP se son secteur où l&rsquo;assistante sociale l&rsquo;aide pour les démarches administratives comme son entrée prochaine dans les droits de la retraite.</p><p id="ember1031" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Ce parcours m&rsquo;inspire plusieurs réflexions, le première est que pour des situations comme celle-ci, le logement d&rsquo;abord est une solution adaptée. Bénéficiaire de l&rsquo;AAH du fait de sa maladie psychique, si les dispositifs avaient existé à l&rsquo;époque (et avec de la place au moment de sa demande) cela aurait évité certaines crises qui auraient pu le mettre en danger. (Je me souviens notamment de cet épisode où il prenait des risques importants en moto alors qu&rsquo;il n&rsquo;était pas du tout stabilisé par son traitement). Il faut penser l&rsquo;accompagnement autour d&rsquo;un environnement, comme Marcel a su le faire, avec les lieux de socialisation, les lieux d&rsquo;accompagnement.</p><p id="ember1032" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Ma deuxième réflexion est à propos des compétences des personnes. Bien que j&rsquo;ai toujours pris conscience que les personnes que j&rsquo;accompagne ont des compétences, je me rends compte que je garde un fonctionnement un peu paternaliste. Comme si mon travail ou celui d&rsquo;un autre professionnel du social leur était absolument indispensable pour trouver une stabilité. Si je peux me réjouir d&rsquo;avoir contribué au parcours exemplaire de Marcel, son histoire m&rsquo;invite à l&rsquo;humilité. Au final, ne devons-nous pas complètement nous détacher de l&rsquo;idée de « réussite » ? Son savoir expérienciel n&rsquo;a t&rsquo;il pas été plus important que mon action dans la relative stabilité de sa trajectoire de vie ?</p>								</div>
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		<title>Sois autonome&#8230;et tais-toi ?</title>
		<link>https://lefiletsocial.fr/sois-autonome-et-tais-toi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Olivier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 31 Oct 2024 15:03:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse de pratiques professionnelles]]></category>
		<category><![CDATA[Autonomie]]></category>
		<category><![CDATA[Institution sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Minimas sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[Précarité]]></category>
		<category><![CDATA[Travailleur social]]></category>
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					<description><![CDATA[L’autonomie fait partie de ces mots valises utilisés dans le travail social, au point où ils en perdent leur sens. C’est aussi la principale norme à laquelle se référer dans les politiques sociales à partir de la fin des années 90/début des années 2000. Ce terme est également le reflet d’une évolution, de la fin [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="1166" class="elementor elementor-1166">
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									<p>L’autonomie fait partie de ces mots valises utilisés dans le travail social, au point où ils en perdent leur sens. C’est aussi la principale norme à laquelle se référer dans les politiques sociales à partir de la fin des années 90/début des années 2000. Ce terme est également le reflet d’une évolution, de la fin de l’état providence. Alors qu’auparavant, l’Etat adoptait encore en partie les principes du solidarisme, ce qui a valu par exemple la création du RMI en 1988, il n’en est plus de même ces dernières décennies. Sous la pression de citoyens moins enclins à partager le fruit de leur travail avec les « plus démunis », les aides sont de plus en plus conditionnées. Aux droits sont associés des devoirs, des engagements. C’est dans ce cadre que l’autonomie prend toute sa place. Face aux impossibilités structurelles de certains citoyens à se conformer au marché de l’emploi, il faut bien trouver d’autres devoirs à engager en échange des droits. L’évolution de la gestion du RMI/RSA en est l’exemple avec une individualisation croissante des contrats. Cela place le travailleur social à une position clé, cela lui donne un pouvoir important : celui d’ouvrir ou fermer un revenu minimum en fonction de l’appréciation qu’il aura de la situation. L’autonomie est donc le gage, la règle du jeu des interactions travailleur social/bénéficiaire. Prenant appui sur les recherches de Nicolas Duvoux, les « usagers » réagissent différemment face à cette norme. Ils l’acceptent et s’y conforment, ils jouent avec ou la refusent. En d’autres termes, ils acceptent ou non le stigmate associé à ce contexte normatif et son corollaire.</p><p>C’est la même dynamique qui s’installe dans les associations dont la mission est d’insérer des personnes exclues du logement. Là, le pouvoir des institutions et des travailleurs sociaux réside dans le fait de renvoyer une personne à la rue en lui faisant endosser l’entière responsabilité de la situation. Les CHRS, les différents types d’accompagnements plus ou moins intenses en places intermédiaires, visent tous un alignement avec cette norme d’autonomie. A défaut d’accès à l’emploi qui permet l’accès au logement, la « levée des freins » se loge dans les détails des trajectoires de vie. Pour l’un, ce sera son hyper émotivité qui nuira à son installation dans un environnement plein de stress comme celui de l’emploi professionnel. Pour un autre, ce sera son manque de confiance qui le découragera face aux refus nombreux des employeurs. Le travailleur social ne peut pas échapper à cette place centrale, la question est de savoir ce qu’il va bien vouloir en faire.</p><p>Dans l’actualité un certain regard nous invite au pessimisme, avec l’arrivée programmée d’un RSA conditionné à des heures d’activités. La crainte est de renforcer encore ce contrôle des pauvres par la norme d’autonomie. Il est vrai que cette nouvelle est inquiétante et provoquerait un choc. Selon les premiers retours de l’expérimentation : hausse du non recours aux droits, travail déguisé, accès à l’emploi en rien facilité.</p><p>Cependant, d’autres signes montrent aussi que des voies d’émancipation se créent pour les bénéficiaires. Le terme d’autonomie a été récemment remplacé dans plusieurs recommandations de la Haute Autorité de Santé par le terme d’auto-détermination. Avec d’autres termes en vogue come l’empowerment, le développement du pouvoir d’agir, ils constituent la base d’un nouveau positionnement éthique pour les intervenants sociaux. Ils permettent surtout aux bénéficiaires de faire valoir leurs droits et de poser des arguments contre les injonctions qui leur seront faites. Le bénéficiaire est certes toujours au centre, mais le flou et l’espace de liberté réside dans le contenu de la norme qui lui sera appliquée. Les établissements qui doivent se conformer au cadre de la loi du 2 janvier 2002 sont en mouvement vers ces objectifs, garantir le droit des personnes, chercher leur adhésion, les informer, les inclure dans les décisions les concernant.</p><p>La nouvelle loi à venir méconnaît fondamentalement la situation des bénéficiaires du RSA. Certes ils ne sont pas dans l’emploi pour diverses raisons, mais ils ne sont pas pour autant inactifs. La question des activités hors emploi se pose. Par exemple pour certaines personnes désignées comme « grands précaires » l’activité de manche est considérée comme un travail. Elle apporte un supplément de revenus mais surtout elle inscrit la personne dans un lien. Reconnaissance, échanges, aide ponctuelle, le tout avec une liberté d’aller ou ne pas aller sur son point de manche qu’un employeur ne pourrait pas laisser à son employé. Elle apporte les mêmes satisfactions qu’un employé. Il en est de même pour d’autres activités comme le travail informel à petite échelle, le bénévolat, la garde d’enfants, les échanges de services.</p><p>Pour d’autres bénéficiaires dont l’état de santé physique et psychique est insuffisant pour être reconnu en handicap mais quand même un vrai souci pour l’accès à un emploi, entrer dans un processus de soin est déjà une activité régulière.</p><p>Toutes ces questions nous responsabilisent en tant que travailleurs sociaux. A quel point accepterons-nous de mettre en application des directives injustes et irrespectueuses des droits des bénéficiaires de l’aide sociale ? Les règlements et le cadre existe pour poser des limites à travers les recommandations de la HAS. L’Etat semble parfois se déjuger lui-même, à valider des mesures qui paraissent plus contraignantes alors que de l’autre côté toutes les directives semblent aller dans le sens d’une amélioration des droits.</p><p>La place de l’éthique des intervenants sociaux est donc centrale. Sans notre profession, impossible pour l’Etat de mettre en place ses mesures plus coercitives. Nous sommes au milieu d’un paradoxe. Un élan nous pousse vers le renforcement des droits des personnes en nous appuyant sur les recommandations d’un système qui se vit émancipateur. Un autre élan nous pousse à renforcer le contrôle social sur les populations les plus précaires pour les « sortir de l’assistanat » et plaire à une frange de l’électorat. Sachons donc faire l’expérience de l’autonomie et ne pas laisser les nouveaux termes : autodétermination, pouvoir d’agir, empowerment être vidées à leur tour de leur sens.</p>								</div>
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									<p><strong>Bibliographie :</strong></p><p>Nicolas Duvoux, « l’autonomie des assistés », PUF, 2009</p><p>Pierre Rosanvallon, « la crise de l’Etat-providence », Seuil, 2015</p><p><a href="https://www.has-sante.fr/jcms/p_3491702/fr/l-accompagnement-vers-et-dans-l-habitat-par-les-professionnels-des-essms-volet-1-socle-transversal">Recommandations de la HAS en matière d’habitat</a></p>								</div>
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