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	<title>Relation de confiance &#8211; Le Filet Social | Olivier Kuhn</title>
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	<title>Relation de confiance &#8211; Le Filet Social | Olivier Kuhn</title>
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		<title>Construire une relation de confiance dans l&#8217;accompagnement social en tenant compte des ruptures</title>
		<link>https://lefiletsocial.fr/construire-une-relation-de-confiance-dans-laccompagnement-social/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Olivier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 May 2025 15:46:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse de pratiques professionnelles]]></category>
		<category><![CDATA[Accompagnement]]></category>
		<category><![CDATA[Institution sociale]]></category>
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		<category><![CDATA[Relation de confiance]]></category>
		<category><![CDATA[Travailleur social]]></category>
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									<p id="ember3446" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Les compétences relationnelles sont l’une des composantes essentielles que doit acquérir le travailleur social. Si certains aspects sont enseignés en formation initiale, une bonne part vient des expériences de terrain après avoir pu mesurer l’impact des interactions quotidiennes avec le public accompagné. Dans mon expérience avec des jeunes âgés de 18 à 25 ans ayant des parcours de rue, j’ai beaucoup appris sur le relationnel lorsque leurs vies sont marquées de ruptures voir de traumatismes.</p><p id="ember3447" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Dans mon parcours précédent de travailleur social, j&rsquo;ai longtemps accompagné en hébergements diffus. Dans ce cadre, la relation d&rsquo;accompagnement était majoritairement formelle : rendez-vous au bureau, rendez-vous pour des visites à domicile. Dans cette nouvelle expérience en tant que cadre intermédiaire, j&rsquo;ai pu mesurer l&rsquo;importance des temps informels pour permettre une remobilisation. Je m&rsquo;appuierai notamment sur les écrits d&rsquo;Anthony Giddens pour saisir la base de la confiance, notion indispensable à tout travail d&rsquo;accompagnement social.</p><p id="ember3448" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Le service avait pour objectif d&rsquo;offrir une solution aux nombreux jeunes âgés de 18 à 25ans, souvent sans revenus et exclus des systèmes d&rsquo;hébergements classiques. Ayant connu la plupart du temps des parcours de placements dans l&rsquo;enfance, selon les situations ils étaient entre une relation d&rsquo;assistance caractérisé par l&rsquo;assistanat (relation régulière et contractuelle) ou par la marginalité (relation infra-assistancielle), pour reprendre les classifications de Serge Paugam[1]. Le mis à disposition pour cette mission était un ancien Foyer d&rsquo;Action Educative avec un espace restreint, le choix avait été fait de transformer une chambre en bureau d’accueil quasi permanent. Au fil du temps, ce bureau est devenu le lieu des plaintes, des « coups de gueules ». Le lieu où les jeunes venaient canaliser leurs émotions et chercher une écoute bienveillante et non jugeante. L&rsquo;ont-ils toujours eu ?</p><p id="ember3449" class="ember-view reader-text-block__paragraph"><strong> Les conseils ne sont pas toujours bienvenus</strong></p><p id="ember3450" class="ember-view reader-text-block__paragraph">J’ai observé des situations où le positionnement professionnel des travailleurs sociaux repose sur de nombreuses déformations (je m’inclus dans ce constat). L&rsquo;une d&rsquo;entre elles est de vouloir trop souvent donner des conseils, alors qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas été demandés. Sans partir d&rsquo;une mauvaise intension, ces habitudes sont plus le reflet de la projection du travailleur social que la réelle volonté des bénéficiaires. Ces habitudes créent une frontière entre celui qui a le savoir et celui qui ne l&rsquo;a pas, une relation au pouvoir déséquilibré. J&rsquo;ai vu des collaborateurs être mis à l&rsquo;épreuve par les jeunes. Ceux-ci ont trop connu ces injonctions au projet, ces activations du quotidien[2] aussi à l&rsquo;origine de leur mise à distance des organismes d&rsquo;insertion vers l&#8217;emploi. J&rsquo;ai observé que la relation de confiance se tissait davantage avec les intervenants qui se gardaient de tout jugement sur les choix des jeunes dans les évènements qu&rsquo;ils vivent. Ainsi, poursuivre ou arrêter une expérience professionnelle naissante pour certains jeunes devait être entendu comme une expérience de choix, sans jugement. Une crise de colère verbale contre un Conseiller Pénitentiaire d&rsquo;Insertion et de Probation devait être entendue et acceptée, au travailleur social de proposer un compromis pour canaliser le conflit sans juger le ressenti du jeune.</p><p id="ember3451" class="ember-view reader-text-block__paragraph"><strong>Il est plus facile de faire confiance à une personne qu’au représentant d’une institution</strong></p><p id="ember3452" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Le sociologue Anthony Giddens nous explicite le fondement de cette relation de confiance tissée. Il l&rsquo;estime essentielle dans le contexte de la modernité pour faire face à des systèmes abstraits éloignés dans l&rsquo;espace et dans le temps, telles les nombreuses institutions présentes dans nos quotidiens. Je tente d&rsquo;appliquer sa théorie à mon expérience vécue pour comprendre la mise en place de la confiance dans un contexte d&rsquo;insécurité ontologique. Pour lui en effet, la base de la confiance se construit dans la prime enfance en s’appuyant sur la sécurité ontologique. Or, la plupart des jeunes accueillis furent placés dans l&rsquo;enfance et n&rsquo;ont pas pu se fonder sur un cadre familial sécurisant pour bâtir leur relation à la confiance. Ce qu&rsquo;ont vécu ces jeunes du fait de leurs fragilités entraine une méfiance importante, une insécurité ontologique. Giddens distingue la confiance-système et la confiance-personne. Je constate que la confiance due aux systèmes est quasiment absente, du fait de la distance vécue par les jeunes vis à vis des institutions et du ressenti essentiellement négatif qu&rsquo;elles ont sur leur expérience de vie. D&rsquo;autant plus lorsqu&rsquo;ils comprennent que les institutions de la protection de l&rsquo;enfance les ont laissé sans solution viable à l&rsquo;entrée de l&rsquo;âge adulte. Ainsi par exemple, je fais l&rsquo;hypothèse qu’une persévérance des pratiques de fraude dans les transports en communs, alors qu&rsquo;un tarif à très bas coût leur est proposé par la collectivité, vient en partie de cette distance avec le système abstrait que représente la Compagnie des Transports Strasbourgeois.</p><p id="ember3453" class="ember-view reader-text-block__paragraph">La confiance-personne quant à elle est possible, les travailleurs sociaux des accueils de jour ou de la prévention spécialisée ont installé cette relation avant qu&rsquo;ils n&rsquo;intègrent le dispositif. Pourquoi ne se transfère-t-elle pas simplement à d&rsquo;autres professionnels ? Probablement parce que malgré leur volonté de vouloir bien faire, les travailleurs sociaux ne se placent plus toujours en tiers dans les évènements que vivent les jeunes, mais parfois de manière frontale. Ils cherchent à influencer le parcours du jeune en dispensant des conseils avec plus ou moins d&rsquo;insistance dans le but de « réussir un travail d&rsquo;insertion ». Ils entrainent une levée de la méfiance chez les personnes concernées qui conduit à un flétrissement, voire une rupture du lien. Evitements, demandes pour « changer de référent », demandes d’une aide à un intervenant social extérieur à l&rsquo;organisation, passages à l&rsquo;acte avec début d&rsquo;agressivité sont autant de marques de cette distance qui s&rsquo;installe.</p><p id="ember3454" class="ember-view reader-text-block__paragraph"><strong>Comment faire confiance aux autres si on doute de soi ?</strong></p><p id="ember3455" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Les intervenants doivent prendre en compte les nombreux traumatismes vécus dans l&rsquo;enfance par la plupart des jeunes de ce dispositif. Ainsi, en s&rsquo;appuyant sur les œuvres du psychologue Erik Eriksson, Giddens précise que<em>« la confiance n&rsquo;implique pas seulement que l&rsquo;on a appris à compter sur l&rsquo;identité et la continuité des pourvoyeurs extérieurs, mais également que l&rsquo;on peut se faire personnellement confiance. La confiance envers les autres se développe conjointement à la formation d&rsquo;un sentiment intérieur d&rsquo;être digne de confiance, qui constitue la base d&rsquo;une auto-identité ultérieure stable »</em><strong><em>[3]</em></strong> . La confiance-personne pour des jeunes qui se sont construits à partir d&rsquo;une insécurité ontologique est constamment testée. La question de la légitimité accordée dans la relation se basera sur le positionnement du professionnel face à ce que vit le jeune. Si ce lien de confiance ne se construit pas, la relation d&rsquo;accompagnement devient déséquilibrée et peut aller jusqu&rsquo;à une volonté de prise de pouvoir du travailleur social au détriment de la personne concernée.</p><p id="ember3457" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Pour poursuivre avec Giddens, dans sa théorie la sécurité ontologique nous permet d&rsquo;être dans la réflexivité, attitude nécessaire dans le quotidien du monde moderne, surtout face aux risques. Concernant ces publics avec un vécu de précarité sociale, dans leur existence les discontinuités prennent plus de place que les continuités[4]. Le besoin de se préserver des multiples risques est donc important. C&rsquo;est là que nous pouvons replacer le rôle des intervenants sociaux. Être des médiateurs dans la réflexivité que vivent ces jeunes face aux risques de leur parcours de vie, le tout en prenant compte de leur insécurité ontologique. <em>« Est toujours présente dans la notion de confiance l&rsquo;idée de pouvoir compter sur quelque chose face à certaines contingences, que ces dernières soient dues aux actions d&rsquo;êtres humains ou au fonctionnement de systèmes</em><strong><em>[5]</em></strong><em> »</em>. Dès lors, comment les institutions peuvent-elles permettre la meilleure expression de cette confiance pour adapter leur accompagnement ?</p><p id="ember3458" class="ember-view reader-text-block__paragraph"><strong>Redonner une place aux espaces l’informels pour venir « vider son sac »</strong></p><p id="ember3459" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Mes observations du quotidien ont montré que les entretiens dans un cadre formel, heure et lieu défini, ne suffisent pas à poser ce cadre bienveillant nécessaire à l&rsquo;accompagnement d&rsquo;un public fragilisé. Être présent dans les épreuves du quotidien demande une disponibilité dans le temps et dans l&rsquo;espace. Le bureau d&rsquo;accueil du dispositif, s&rsquo;il a parfois manqué de cadre confidentiel, a par contre permis aux jeunes de « vider leur sac » lorsque le quotidien était trop lourd. Je note que pour la plupart d&rsquo;entre eux, réorientés dans d&rsquo;autres dispositifs ou accédant à un logement à la fin de l’expérimentation, ils en sont sortis dans de meilleures dispositions qu&rsquo;en arrivant.</p><p id="ember3460" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Les orientations actuelles des politiques sociales vers le logement d&rsquo;abord vont dans le bon sens. Le statut d&rsquo;hébergé temporaire limite la possibilité pour les publics accompagnés dans l&rsquo;Accueil Hébergement Insertion de s&rsquo;appuyer sur leur pouvoir d&rsquo;agir et leur chez-soi pour construire leur parcours. Cependant, il ne faudrait pas que les services sociaux, agissant de plus en plus à domicile, technicisent à outrance l&rsquo;intervention sociale. Les publics fragilisés ont besoin de lieux de décharges émotionnelles. Des lieux d&rsquo;écoute bienveillante et non jugeante disponibles aisément et sans rendez-vous préalables, sans formalités. Ces lieux sont nécessaires pour accompagner la réflexivité des publics face aux nombreux risques qu&rsquo;ils vivent dans leur exitance marquée de ruptures importantes et impactantes. Développer des accueils de jour de proximité, créer de la disponibilité, organiser la rencontre, permettront de mieux prévenir le risque de rechute. Le travailleur social sera aussi plus à même de retrouver une place ajustée, au côté des personnes et ce qu&rsquo;elles vivent et non plus en face comme agents d&rsquo;un contrôle social. Le métier n&rsquo;en sera que plus valorisé.</p>								</div>
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									<p><strong>Bibliographie :</strong></p><p>[1]Serge Paugam, la disqualification sociale, PUF, 2009, 288p.</p><p>[2]Isabelle Astier, les nouvelles règles du social, PUF, 2007, 208p.</p><p>[3]Anthony Giddens, les conséquences de ma modernité, L’Harmattan, 2016, p100.</p><p>[4]Patrick Cingolani, la précarité, 2006, 128p.</p><p>[5]Anthony Giddens, Ibid p 40</p>								</div>
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		<title>J&#8217;aime bien les Z</title>
		<link>https://lefiletsocial.fr/jaime-bien-les-z/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Olivier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Apr 2025 15:38:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse de pratiques professionnelles]]></category>
		<category><![CDATA[Conflit intergénérationnel]]></category>
		<category><![CDATA[Éducateur spécialisé]]></category>
		<category><![CDATA[Institution sociale]]></category>
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									<p id="ember2542" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Avant que je m&rsquo;engage à accompagner des élèves en formation d&rsquo;ES en tant qu&rsquo;intervenant GAP, on m&rsquo;avait prévenu. « Tu vas voir, il y en a certains qui sont « haaan », grave à la ramasse ». Cette fameuse génération Z qui ne s&rsquo;engage plus, s&rsquo;enferme dans ses téléphones et voit l&rsquo;avenir de manière désabusée. Heureusement que j&rsquo;ai mis tout cela de côté.</p><p id="ember2543" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Aujourd&rsquo;hui, après trois séances et quelques visites de stage, je dis et j&rsquo;affirme que j&rsquo;apprécie ces jeunes. Ils viennent vers le métier d&rsquo;Educateur Spécialisé avec une vraie appétence pour les relations de travail centrés sur les publics. Ils ont donc cette capacité à voir les problèmes observés en stage et en quoi cela ne correspond pas à leurs valeurs. Alors certes, ils manquent parfois de tact et voudraient faire la révolution en un jour, mais cette lucidité sur l&rsquo;essentiel du travail devrait faire un bien fou aux structures qui les accueillent.</p><p id="ember2544" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Les « network nativ » selon une expression que je préfère à la dernière lettre de l&rsquo;alphabet (quelle sera la génération suivante, faudra t&rsquo;il inventer des lettres ?) ont des convictions et les affirment. Ils ne supportent pas qu&rsquo;une blague antisémite soit dite devant des enfants. Ils s&rsquo;étonnent de certains éducateurs « expérimentés » qui utilisent la force de leur bras pour faire autorité auprès d&rsquo;enfants. Ils s&rsquo;offusquent du comportement d&rsquo;une psychologue en visite médiatisée. Ils ont envie de contribuer à un travail social de meilleure qualité.</p><p id="ember2545" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Je ne les entends pas beaucoup râler sur les bas salaires du secteur, ils semblent avoir renoncé à une lutte qui n&rsquo;a jamais obtenu satisfaction de leur vivant. Par contre, ils ne veulent pas travailler dans n&rsquo;importe quelles conditions et surtout sans trouver du sens au travail.</p><p id="ember2546" class="ember-view reader-text-block__paragraph">D&rsquo;ailleurs, il faut les entendre aussi quand ils critiquent des cours » chiants ». Laissons dériver le modèle des cours magistraux avec un professeur en positon d&rsquo;unique sachant. Mises en situations, réflexions/débats sur des textes, apprendre en jouant à travers des jeux type sérious game, faire une fresque du climat. Ils veulent de la pratique, des cours connectés aux réalités du terrain. Ne nous plaignons pas d&rsquo;une salle à moitié vide à la pause, changeons nos manières d&rsquo;enseigner.</p><p id="ember2547" class="ember-view reader-text-block__paragraph">J&rsquo;ai peut-être seulement de la chance avec le groupe que j&rsquo;accompagne, mais au moins je n&rsquo;ai pas perdu l&rsquo;espoir d&rsquo;un meilleur travail social.</p>								</div>
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		<title>Sortir de la pyramide de Maslow</title>
		<link>https://lefiletsocial.fr/sortir-de-la-pyramide-de-maslow/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Olivier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Feb 2025 15:29:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse de pratiques professionnelles]]></category>
		<category><![CDATA[Éducateur spécialisé]]></category>
		<category><![CDATA[Inclusivité]]></category>
		<category><![CDATA[Relation de confiance]]></category>
		<category><![CDATA[Travailleur social]]></category>
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					<description><![CDATA[La pyramide de Maslow fait partie de ces rengaines enseignées en formations du travail social comme dans beaucoup d&#8217;autres disciplines (écoles de management, de service à la personne). C&#8217;est, vrai une pyramide, c&#8217;est beau. Encore plus quand on y met plein de couleurs : les mystères de l&#8217;Egypte, le triangle des Bermudes, le Toblerone. Trêve [&#8230;]]]></description>
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									<p id="ember1917" class="ember-view reader-text-block__paragraph">La pyramide de Maslow fait partie de ces rengaines enseignées en formations du travail social comme dans beaucoup d&rsquo;autres disciplines (écoles de management, de service à la personne). C&rsquo;est, vrai une pyramide, c&rsquo;est beau. Encore plus quand on y met plein de couleurs : les mystères de l&rsquo;Egypte, le triangle des Bermudes, le Toblerone. Trêve de plaisanterie, cet outil perdure alors que l&rsquo;auteur lui-même en a critiqué l&rsquo;utilisation, la machine a dépassé le maître. La société ultra libérale peut s&rsquo;en accommoder : plus besoin de chercher une satisfaction complète des besoins des personnes les plus vulnérables. Il suffit de remplir les deux premiers étages, c&rsquo;est déjà plus de la moitié des besoins qui sont comblés, le reste c&rsquo;est de l&rsquo;accessoire, ça coutre cher. L&rsquo;aide à domicile ne doit pas prendre trop de temps avec ses « clients », juste le nécessaire : la personne a été nourrie, est propre, est en sécurité ? Le travail est fait, si le « client » a besoin de discuter, pas le temps.</p><p id="ember1918" class="ember-view reader-text-block__paragraph">D&rsquo;ailleurs, Maslow n&rsquo;a visiblement pas dessiné de triangle, on ne sait pas exactement qui a fait le premier mais chacun le reprend en l&rsquo;arrangeant avec sa recette. Certes, schématiser permet de mieux comprendre, d&rsquo;ordonner ses idées, encore faut-il que ce classement n&rsquo;oublie pas des pans entiers venus avec l&rsquo;évolution de la société. Les besoins affectifs et sexuels ont par exemple des résonnances sur plusieurs aspects des besoins. Dans le même élan, où mettrions nous aujourd&rsquo;hui les besoins de vivre dans un environnement soutenable et non pollué ? L&rsquo;accès à la culture est lui aussi une dimension uniquement accessoire ?</p><p id="ember1919" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Dans l&rsquo;intervention sociale, cet outil me semble encore plus décalé depuis les nouveaux référentiels de la HAS qui encadrent les démarches qualité dans les Etablissements Sociaux et Médico-Sociaux. Ceux-ci ont bien pour objectif de placer la personne concernée au centre des dispositifs, que signifie dans ce cadre la nécessité de penser les besoins en dehors d&rsquo;elles ? J&rsquo;ai en tête beaucoup d&rsquo;exemples issus de mes accompagnements comme ce jeune homme qui utilisait un bonne partie de son Fonds d&rsquo;Aide aux Jeunes pour s&rsquo;acheter des cartes Pokemon. Les besoins d&rsquo;estime et d&rsquo;accomplissement me semblent ainsi être majeurs, surtout pour des personnes avec des parcours morcelés.</p><p id="ember1920" class="ember-view reader-text-block__paragraph">A mon sens la première démarche en terme d&rsquo;analyse des besoins c&rsquo;est de permettre l&rsquo;expression de la personne concernée en tenant compte de ce qui peut être un frein : accès limité à la langue, déficience mentale, soumission à une position dominante pour « faire plaisir aux travailleurs sociaux », influence néfaste de son environnement etc . L&rsquo;analyse des besoins ne se fait pas en un seul entretien formel lors de la signature d&rsquo;un Projet Personnalisé, mais tout au long de l&rsquo;accompagnement.</p><p id="ember1921" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Pour cela, il y a de biens meilleurs outils que la pyramide, un support ressemblant à une carte heuristique, avec la personne au centre me semble un bon départ. Aux structures de s&rsquo;inventer et de laisser les pyramides en dehors du travail social.</p>								</div>
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		<title>Les nombreux freins à la participation des personnes concernées en institution</title>
		<link>https://lefiletsocial.fr/les-nombreux-freins-a-la-participation-des-personnes-concernees-en-institution/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Olivier]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Jan 2025 15:23:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse de pratiques professionnelles]]></category>
		<category><![CDATA[Institution sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Relation de confiance]]></category>
		<category><![CDATA[Travailleur social]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lefiletsocial.fr/?p=1201</guid>

					<description><![CDATA[La participation des personnes concernées est un enjeu qui m&#8217;a toujours importé depuis que je suis diplôme du travail social. J&#8217;ai essayé plusieurs années d&#8217;appliquer les directives des CVS dans un CHRS diffus, j&#8217;ai emmené des personnes accompagnées à des réunions du CCRPA (Conseil Consultatif Régional des Personnes Accompagnées) organisées par la Fédération des Acteurs [&#8230;]]]></description>
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									<p id="ember1312" class="ember-view reader-text-block__paragraph">La participation des personnes concernées est un enjeu qui m&rsquo;a toujours importé depuis que je suis diplôme du travail social. J&rsquo;ai essayé plusieurs années d&rsquo;appliquer les directives des CVS dans un CHRS diffus, j&rsquo;ai emmené des personnes accompagnées à des réunions du CCRPA (Conseil Consultatif Régional des Personnes Accompagnées) organisées par la Fédération des Acteurs de la Solidarité, j&rsquo;ai été à l&rsquo;initiative de réunions d&rsquo;échanges collectives. Par la suite à mon poste de chef de service, j&rsquo;ai tenté de mettre en place un système plus horizontal, tenant compte des aspirations du public. J&rsquo;ai pu à ces occasions expérimenter les nombreux freins à la réalisation d&rsquo;une réelle participation dans les institutions au fonctionnement classique. Je cite en référence le très bon article de <a id="ember1313" class="ember-view" href="https://www.linkedin.com/in/fabien-toulemonde-formation-conseil/">Fabien Toulemonde</a> qui a pu montrer différents niveaux de participation. Celle que je cherche ici est une participation avec co-élaboration et de voir si elle est compatible avec des contextes de grandes organisations très hiérarchisées et avec de nombreux services et dispositifs.</p><p id="ember1314" class="ember-view reader-text-block__paragraph">A Strasbourg, l&rsquo;association <a class="jduznFXpGqHILCusqofXCMsJDhsqSbDzo " tabindex="0" href="https://www.linkedin.com/company/association-l-%C3%AElot-strasbourg/" data-test-app-aware-link="">Association L&rsquo;Îlot &#8211; Strasbourg</a> est un exemple d&rsquo;organisation qui a adapté son fonctionnement global pour rendre la participation des personnes centrale et permanente. Réunion de résidents fréquentes, participations aux embauches des salariés, participation aux formations des travailleurs sociaux. J&rsquo;aurais voulu adapter cela dans mon expérience professionnelle plus récente, mais pour ce faire, j&rsquo;aurais du m&rsquo;extraire de nombreuses contraintes institutionnelles. Le contexte de deux organisations à la taille et au fonctionnement différent ne peut être facilement transposé. La première condition est déjà que cette question de la participation des personnes concernées soit centrale pour toute l&rsquo;organisation. Or, j&rsquo;ai eu cette sensation d&rsquo;avoir porté cette question bien seul pendant de nombreuses années. Lorsque peu de collègues prennent le temps de participer à la diffusion des informations sur la tenue d&rsquo;une réunion, son importance, ses enjeux. Lorsque la Direction ne semble pas placer cette question comme une priorité mais comme une contrainte parmi d&rsquo;autres. La première condition de la mise en place d&rsquo;une réelle participation des publics est donc que l&rsquo;enjeu soit central pour toute la chaine hiérarchique, du Directeur aux personnels de proximité, sans oublier les services supports (agents de maintenance, comptables) et que cette question soit portée collectivement.</p><p id="ember1315" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Une deuxième limite est liée aux représentations des professionnels sur les personnes que nous accompagnons. En effet, voir avant tout les personnes sur l&rsquo;angle de leurs manques, de leurs inconstances, de l&rsquo;écart de leur comportement avec la norme, c&rsquo;est préparer nos esprits à la non participation. Pour qu&rsquo;une participation réelle soit envisageable, il faut d&rsquo;abord voir les personnes concernées comme capables. Oui bien entendu, leur parcours de vie a de nombreuses conséquences, mais sachons aussi reconnaitre la force de résilience qu&rsquo;il faut mettre en place pour résister aux évènements traumatisants. Certains adoptent des stratégies de défense absolument nécessaires dans un contexte de violence comme celui de la rue, de familles au contexte toxiques. La débrouille du quotidien dans ces parcours demande une capacité d&rsquo;adaptation à tout moment qui est une grande qualité. Sous les effets de la stigmatisation ils se construisent une représentation du monde qui mérite d&rsquo;être considérée. Pour cela le travailleur social doit prendre ses distances avec ses propres représentations. Il n&rsquo;est pas là pour rendre autonome des gens qui ne le seraient pas. Il est là pour accompagner des personnes en tenant compte de leurs aspirations. Lorsqu&rsquo;une personne accompagnée s&rsquo;exprime, il faut que cette expression soit entendue, suivie d&rsquo;effets concrets sinon elle tombe dans l&rsquo;oubli. Le travailleur social ou l&rsquo;institution de sont pas crédibles et promeuvent des valeurs dans l&rsquo;idée sans les incarner.</p><p id="ember1316" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Enfin une troisième limite est liée aux contradictions des fonctionnements. En effet, comment demander aux publics de participer lorsque ce point est indiqué en article 7 ou 8 dans le contrat de séjour ? Comment mettre l&rsquo;accent dès l&rsquo;admission sur le cadre et le respect du règlement et en même temps promouvoir une réelle participation ? Pour être crédible, la participation devrait être le point numéro 1 du règlement de fonctionnement et du contrat de séjour. D&rsquo;ailleurs, normalement les règlements ne devraient pas pouvoir être modifiés sans participation des personnes concernées. Cela pose la question du pouvoir. Prendre conscience que les personnes accompagnées sont dépendantes du pouvoir que nous exerçons. Adopter une éthique où l&rsquo;influence de ce pouvoir devra diminuer ou plutôt se vivre de manière plus diffuse. En effet, les apports des sciences humaines nous montrent qu&rsquo;il y a toujours du pouvoir dans les organisations. Il y a l&rsquo;exemple très connu de l&rsquo;entreprise américaine Morning Star qui s&rsquo;est passée complètement de managers. Il a été montré que cette configuration n&#8217;empêchait pas un certain exercice du pouvoir. Il est simplement plus adapté aux objectifs fixés par les associations qui travaillent dans le soutien aux personnes en situation de précarité sociale. Ainsi nous diminuerions l&rsquo;effet du « pouvoir sur » pour valoriser le « pouvoir de ». En rééquilibrant ainsi les relations, c&rsquo;est aussi les objectifs des services qui pourraient être transformés. C&rsquo;est aussi éventuellement des conflits qui pourraient être régulés autrement que par des arrêts d&rsquo;hébergement.</p><p id="ember1317" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Ces quelques éléments sont un début de réflexion sur le sujet et je serai intéressé par les apports de tout lecteur intéressé par cette question pour affiner notre connaissance mutuelle.</p>								</div>
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