<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Gestion des risques &#8211; Le Filet Social | Olivier Kuhn</title>
	<atom:link href="https://lefiletsocial.fr/risques/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://lefiletsocial.fr</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Fri, 13 Jun 2025 12:15:43 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>

<image>
	<url>https://lefiletsocial.fr/wp-content/uploads/2026/02/cropped-logoLEFILETSOCIALvecto-1-32x32.png</url>
	<title>Gestion des risques &#8211; Le Filet Social | Olivier Kuhn</title>
	<link>https://lefiletsocial.fr</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Eduquer et s&#8217;auto-éduquer face aux écrans</title>
		<link>https://lefiletsocial.fr/eduquer-et-sauto-eduquer-face-aux-ecrans/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Olivier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Apr 2025 15:40:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse de pratiques professionnelles]]></category>
		<category><![CDATA[Gestion des risques]]></category>
		<category><![CDATA[Éducateur spécialisé]]></category>
		<category><![CDATA[Jeunes adultes]]></category>
		<category><![CDATA[Numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Travailleur social]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lefiletsocial.fr/?p=1242</guid>

					<description><![CDATA[S&#8217;il est une définition qui ne fait pas consensus, c&#8217;est bien celle d&#8217;addiction. D&#8217;un point de vue médical, le DSM liste bien entendu toutes les substances psycho-actives mais y a ajouté les troubles liés aux jeux d&#8217;argent et l&#8217;enfermement pathologique dans les jeux vidéos. Cette classification ne comprend donc pas tous les comportements que l&#8217;on [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="1242" class="elementor elementor-1242">
				<div class="elementor-element elementor-element-1c2e32de e-flex e-con-boxed e-con e-parent" data-id="1c2e32de" data-element_type="container" data-e-type="container">
					<div class="e-con-inner">
				<div class="elementor-element elementor-element-3fb7a247 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="3fb7a247" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p>S&rsquo;il est une définition qui ne fait pas consensus, c&rsquo;est bien celle d&rsquo;addiction. D&rsquo;un point de vue médical, le DSM liste bien entendu toutes les substances psycho-actives mais y a ajouté les troubles liés aux jeux d&rsquo;argent et l&rsquo;enfermement pathologique dans les jeux vidéos. Cette classification ne comprend donc pas tous les comportements que l&rsquo;on pourrait qualifier d&rsquo;addictions comportementales ou d&rsquo;addictions sans drogue. Parmi cette liste : le sport, le travail, le sexe, le sucre, mais celui qui nous intéresse aujourd&rsquo;hui est celui des écrans. Pour la psychiatre américaine Anna Lembke (voir son ouvrage « un monde sous dopamine ») tous ces comportements relèvent d&rsquo;une même logique, celle d&rsquo;une société qui sur-sollicite le circuit de la récompense. Ce neurotransmetteur essentiel au fonctionnement humain s&rsquo;active à chaque fois que l&rsquo;on scrolle sur les réseaux sociaux, il s&rsquo;active aussi lors des sexualités compulsives liées aux écrans (1/3 des connexions internet dans le monde sont liées à la pornographie). La récompense arrive sans trop d&rsquo;efforts et ce circuit ne cesse de se renforcer. Au final, que ces conduites soient définies comme addictives ou non, il me semble que leur questionnement par les professionnels du social autant du point de vue de leur propre usage que celui des actions à mener dans le cadre de leurs missions se pose.</p><p>J&rsquo;observe donc les élèves en formation scroller lors des cours. J&rsquo;ai peut-être une part de responsabilité dans l&rsquo;ennui qu&rsquo;ils ressentent avec celle de reposer le cadre. Au fond, le questionnement du rapport aux écrans leur a t&rsquo;il traversé l&rsquo;esprit ? L&rsquo;intervenant social travaille avec ce qu&rsquo;il est, d&rsquo;où la part importante de développement du savoir-être. Comment trouver de la satisfaction et déclencher le circuit de la récompense autrement, en faisant un effort, semble être une bonne piste de départ. Une autre question est la gestion de ses émotions et la fatigue psychique ou le stress face au terrain. S&rsquo;échapper sur son smartphone est une réponse simple et immédiate alors que l&rsquo;expression de son émotion auprès d&rsquo;un tiers demande plus d&rsquo;efforts, mais les conséquences seront sans doute plus impactantes. En se posant les bonnes questions et en expérimentant la vie « hors écrans » à travers des périodes de jeune plus ou moins longues, il sera à même de conduire ses futures personnes accompagnées sur un chemin de pair-aidant.</p><p>En effet, les publics vulnérables que nous accompagnons peuvent être encore plus sensibles à ces échappatoires. Ceux qui ont des expériences en MECS auprès d&rsquo;adolescents l&rsquo;observent bien, la place des écrans associés souvent à d&rsquo;autres addictions parmi laquelle le combo cannabis-tabac prend une place importante. La résultante est des jeunes précocement déscolarisés, sans projets, inhibés, dans un vide de sens. L&rsquo;enveloppe protectrice des ces comportements les place hors d&rsquo;une vie sociale réelle et empêche parfois la mise en œuvre d&rsquo;un parcours après la majorité faute de « projet ». Ils sont bien entendu dans bien des cas la conséquence de traumatismes et la réponse n&rsquo;est pas simple à construire. D&rsquo;autant plus que la société moderne ne peut pas se passer de numérique et qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas que des désavantages à ces pratiques. Ainsi, utiliser l&rsquo;écran pour une activité qui prend du temps (faire une recherche, une démarche en ligne, un jeu ludique et constructif) va à l&rsquo;encontre des entrepreneurs du net qui ne cessent de raccourcir les temps de visionnages pour activer plus vite le circuit de la récompense et laisser les utilisateurs accrochés à leur plateforme. C&rsquo;est bien cette relation entre l&rsquo;usage des écrans et la façon dont les concepteurs construisent le fait d&rsquo;y rester qui doit être interrogée et limitée. Par exemple, les séries ont la bonne habitude de termine l&rsquo;épisode par le sentiment de surprise et le vide derrière, ce qui donnera envie d&rsquo;enchainer les épisodes. Regarder cinq minutes du nouvel épisode peut éloigner le cerveau de son attention compulsive. La question de l&rsquo;image et de la reconnaissance se pose aussi à travers l&rsquo;usage de certaines plateformes (« Je me demande combien de personnes ont liker ma nouvelle photo de maquillage sur Insta »). Cela interroge donc le cadre, celui que les adultes vont devoir mettre en place et qu&rsquo;ils vont contribuer à maintenir en le respectant eux-mêmes (tu vois, je ne sors pas mon téléphone pendant mes heures de travail, pourtant j&rsquo;en ai envie). Mais aussi la capacité à se fixer ses propres règles pour éviter d&rsquo;être entrainés dans le circuit de la récompense. Enfin, cela interroge le sens, la fonction de ces usages dans le quotidien d&rsquo;une personne et comment satisfaire ses besoin/ses attentes par un moyen plus constructif.</p><p>J&rsquo;en conclus que saisir les enjeux d&rsquo;une véritable éducation aux écrans me semble être un impératif et cela passe par un travail sur ses propres accoutumances. Que le sujet soit déjà conscientisé et au cœur des échanges des professionnels, des postures de contournements peuvent être trouvées pour éviter ce recours trop simple. C&rsquo;est le propre de l&rsquo;intelligence collective. A l&rsquo;heure ou l&rsquo;IA prend plus de place et offre de réelles opportunités d&rsquo;avancées dans beaucoup de domaines, sachons rester humains car c&rsquo;est bien à partir de là que se fera toujours le travail d&rsquo;accompagnement.</p>								</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-6c083d1d elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="6c083d1d" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><strong>Bibliographie :</strong></p><p>Anna Lembke  » Un monde sous dopamine », éditions Eyrolles, 2024</p><p>Revue Sciences humaines n°373 Nov 2024 « La mécanique de l&rsquo;addiction »</p><p>Laurent Karila « Docteur, addict ou pas ? », Harper Collins, 2024</p>								</div>
				</div>
		<div class="elementor-element elementor-element-4f2230ff e-con-full e-flex e-con e-child" data-id="4f2230ff" data-element_type="container" data-e-type="container">
		<div class="elementor-element elementor-element-25f78657 e-con-full e-flex e-con e-child" data-id="25f78657" data-element_type="container" data-e-type="container">
				<div class="elementor-element elementor-element-1ba09701 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="1ba09701" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p>Retrouvez cet article sur LinkedIn</p>								</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-2688b078 elementor-view-default elementor-widget elementor-widget-icon" data-id="2688b078" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="icon.default">
				<div class="elementor-widget-container">
							<div class="elementor-icon-wrapper">
			<a class="elementor-icon" href="https://www.linkedin.com/newsletters/le-filet-social-7252350814483021825/" target="_blank">
			<svg aria-hidden="true" class="e-font-icon-svg e-fab-linkedin" viewBox="0 0 448 512" xmlns="http://www.w3.org/2000/svg"><path d="M416 32H31.9C14.3 32 0 46.5 0 64.3v383.4C0 465.5 14.3 480 31.9 480H416c17.6 0 32-14.5 32-32.3V64.3c0-17.8-14.4-32.3-32-32.3zM135.4 416H69V202.2h66.5V416zm-33.2-243c-21.3 0-38.5-17.3-38.5-38.5S80.9 96 102.2 96c21.2 0 38.5 17.3 38.5 38.5 0 21.3-17.2 38.5-38.5 38.5zm282.1 243h-66.4V312c0-24.8-.5-56.7-34.5-56.7-34.6 0-39.9 27-39.9 54.9V416h-66.4V202.2h63.7v29.2h.9c8.9-16.8 30.6-34.5 62.9-34.5 67.2 0 79.7 44.3 79.7 101.9V416z"></path></svg>			</a>
		</div>
						</div>
				</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-4b6bb841 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="4b6bb841" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p>N&rsquo;hésitez pas à commenter l&rsquo;article et à le republier sur LinkedIn !</p><p>Abonnez-vous à la newsletter afin de ne manquer aucune publication !</p>								</div>
				</div>
				</div>
					</div>
				</div>
				</div>
		]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les travailleurs sociaux sont tous des maltraitants potentiels</title>
		<link>https://lefiletsocial.fr/les-travailleurs-sociaux-sont-tous-des-maltraitants-potentiels/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Olivier]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Mar 2025 15:33:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse de pratiques professionnelles]]></category>
		<category><![CDATA[Gestion des risques]]></category>
		<category><![CDATA[Éducateur spécialisé]]></category>
		<category><![CDATA[Institution sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Précarité]]></category>
		<category><![CDATA[Travailleur social]]></category>
		<category><![CDATA[Violence]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lefiletsocial.fr/?p=1225</guid>

					<description><![CDATA[Dans la série « elle est partout mais ne se dit nulle part », la maltraitance doit trôner parmi les premières places dans les organisations du travail social. En effet, il est très rare que des professionnels du social se forment et se diplôment dans l&#8217;intention de nuire à des personnes vulnérables. Le préfixe mal invite aussi [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="1225" class="elementor elementor-1225">
				<div class="elementor-element elementor-element-68bfcdb9 e-flex e-con-boxed e-con e-parent" data-id="68bfcdb9" data-element_type="container" data-e-type="container">
					<div class="e-con-inner">
				<div class="elementor-element elementor-element-f01242a elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="f01242a" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p id="ember2236" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Dans la série « elle est partout mais ne se dit nulle part », la maltraitance doit trôner parmi les premières places dans les organisations du travail social. En effet, il est très rare que des professionnels du social se forment et se diplôment dans l&rsquo;intention de nuire à des personnes vulnérables. Le préfixe mal invite aussi à un certain manichéisme qui ne rend pas service à la cause. Les maltraitants c&rsquo;est facilement les autres, là où il y a des cas extrêmes que relèvent les reportages télés à sensation ou les affaires comme récemment celle qui implique le premier ministre en exercice. Toutefois, à s&rsquo;y pencher de près, définition de la Haute Autorité de Santé dans les mains, nombre de pratiques quotidiennes peuvent être en « feu orange » et le restent assez longtemps.</p><p id="ember2237" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Ainsi en va t&rsquo;il de tous les établissements qui sont trop légers dans l&rsquo;information aux personnes sur leur droits, voir au déni de ceux-ci. Ainsi, même dans une chambre d&rsquo;hébergement dont la personne n&rsquo;a pas de titre de locataire, même dans un collectif, le lieu est considéré par le droit comme « chez lui ». Il s&rsquo;accompagne donc d&rsquo;un droit absolu au respect de l&rsquo;intimité et tout non respect de ce droit pour des prétextes de sécurité ou de contrôle social sans le consentement de la personne ne sont pas permis. Oui c&rsquo;est un chemin plus long de chercher l&rsquo;adhésion et cela demande une remise en question qui n&rsquo;est pas toujours simple.</p><p id="ember2238" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Dans un registre proche, les menaces de sanction ou d&rsquo;abandon, d&rsquo;exclusion dans une situation asymétrique d&rsquo;accompagnement sont observés dans de nombreuses situations. Lorsque la relation d&rsquo;accompagnement ne se fonde pas dans une relative confiance, est-ce à la personne hébergée de subir une pression pour des raisons de « non adhésion » ? N&rsquo;y a t&rsquo;il aucune autre solution ?</p><p id="ember2239" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Et la sanction ? Parlons en, l&rsquo;absence de sanctions peut être maltraitant, tout comme des sanctions inadaptées fondées sur de l&rsquo;arbitraire (comment est définie la non adhésion précisément ? A partir de quelle limite un comportement est violent ou agressif, non respectueux ?)</p><p id="ember2240" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Toutes ces limites sont plutôt dans le registre psychologique, mais nous pourrions aussi aborder les maltraitances dans la catégorie des négligences ou abandons. Les référentiels de la HAS invitent par exemple à se pencher sur le cas de « l&rsquo;absence de recherche de relais ou de continuité d’intervention suite à un départ ou rupture d’intervention »</p><p id="ember2241" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Enfin, l&rsquo;exposition à un environnement violent est aussi un critère de maltraitance, les recommandations de l&rsquo;autorité d&rsquo;évaluation invitant les institutions à mettre en place des modes de régulation de celle-ci dans leurs pratiques.</p><p id="ember2242" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Ainsi, évaluation de la qualité des prestations, mieux-être au travail, prévention des risques psycho-sociaux, moins d&rsquo;absentéisme et de rotation d&rsquo;effectifs sont des notions profondément liées. Les recommandations de la HAS oublient toutefois le registre systémique, générateur lui aussi de violence comme par exemple : mise à la rue après un placement, sortie sèche d&rsquo;incarcération sans solution, insuffisance de réponse positives aux appels au 115, OQTF&#8230; c&rsquo;est le registre ou seule notre mobilisation peut contribuer à changer les choses.</p><p id="ember2243" class="ember-view reader-text-block__paragraph">La première responsabilité des terrains professionnel et de ses acteurs est au moins de sortir du déni, se dire que cela peut arriver à tout le monde. Sans jugement, mais avec sérieux. Les contradictions des institutions « totales » ont bien été démontrées par Goffman, particulièrement les tensions entre le prendre soin et les impératifs de sécurité et de contrôle social. Entre bientraitance et maltraitance (qui ne sont pourtant pas des termes contraires) il y a une palette avec une infinité de situations où doivent s&rsquo;engager des réflexions éthiques, des pratiques de changement, des formations, des modifications de cadre. Il en va aussi de l&rsquo;avenir du travail social.</p>								</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-c0d116c elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="c0d116c" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><strong>Bibliographie :</strong></p><p><a href="https://www.has-sante.fr/jcms/p_3549483/fr/bientraitance-et-gestion-des-signaux-de-maltraitance-en-etablissement-mise-en-oeuvre-en-milieu-sanitaire-medico-social-et-social-personnes-majeures">Recommandations de la HAS</a> </p><p>Frédéric Mennrath : Violences en institution, bientraitance en situation, PUG, 2019, 248p.</p><p>Erving Gofman : Asiles, Les éditions de minuit, 1968, 452p.</p>								</div>
				</div>
		<div class="elementor-element elementor-element-7db5bfc6 e-con-full e-flex e-con e-child" data-id="7db5bfc6" data-element_type="container" data-e-type="container">
		<div class="elementor-element elementor-element-6706d620 e-con-full e-flex e-con e-child" data-id="6706d620" data-element_type="container" data-e-type="container">
				<div class="elementor-element elementor-element-78afee57 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="78afee57" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p>Retrouvez cet article sur LinkedIn</p>								</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-776bc364 elementor-view-default elementor-widget elementor-widget-icon" data-id="776bc364" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="icon.default">
				<div class="elementor-widget-container">
							<div class="elementor-icon-wrapper">
			<a class="elementor-icon" href="https://www.linkedin.com/newsletters/le-filet-social-7252350814483021825/" target="_blank">
			<svg aria-hidden="true" class="e-font-icon-svg e-fab-linkedin" viewBox="0 0 448 512" xmlns="http://www.w3.org/2000/svg"><path d="M416 32H31.9C14.3 32 0 46.5 0 64.3v383.4C0 465.5 14.3 480 31.9 480H416c17.6 0 32-14.5 32-32.3V64.3c0-17.8-14.4-32.3-32-32.3zM135.4 416H69V202.2h66.5V416zm-33.2-243c-21.3 0-38.5-17.3-38.5-38.5S80.9 96 102.2 96c21.2 0 38.5 17.3 38.5 38.5 0 21.3-17.2 38.5-38.5 38.5zm282.1 243h-66.4V312c0-24.8-.5-56.7-34.5-56.7-34.6 0-39.9 27-39.9 54.9V416h-66.4V202.2h63.7v29.2h.9c8.9-16.8 30.6-34.5 62.9-34.5 67.2 0 79.7 44.3 79.7 101.9V416z"></path></svg>			</a>
		</div>
						</div>
				</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-15067922 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="15067922" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p>N&rsquo;hésitez pas à commenter l&rsquo;article et à le republier sur LinkedIn !</p><p>Abonnez-vous à la newsletter afin de ne manquer aucune publication !</p>								</div>
				</div>
				</div>
					</div>
				</div>
				</div>
		]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Réduire les risques de la colère</title>
		<link>https://lefiletsocial.fr/reduire-les-risques-de-la-colere/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Olivier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Oct 2024 12:46:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse de pratiques professionnelles]]></category>
		<category><![CDATA[Gestion des risques]]></category>
		<category><![CDATA[Institution sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Jeunes adultes]]></category>
		<category><![CDATA[Violence]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lefiletsocial.fr/?p=49</guid>

					<description><![CDATA[La colère faite partie des émotions de base de tout être humain avec la joie, la tristesse, la peur, le dégout. Cependant, au contraire de ses consœurs, cette émotion a une autre place dans l&#8217;imaginaire social car elle fait partie de la liste des péchés capitaux. S&#8217;il est vrai que des explosions incontrôlables de celui [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="49" class="elementor elementor-49">
				<div class="elementor-element elementor-element-e431187 e-flex e-con-boxed e-con e-parent" data-id="e431187" data-element_type="container" data-e-type="container">
					<div class="e-con-inner">
				<div class="elementor-element elementor-element-6bc41da elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="6bc41da" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p>La colère faite partie des émotions de base de tout être humain avec la joie, la tristesse, la peur, le dégout. Cependant, au contraire de ses consœurs, cette émotion a une autre place dans l&rsquo;imaginaire social car elle fait partie de la liste des péchés capitaux. S&rsquo;il est vrai que des explosions incontrôlables de celui qui ressent de la colère le rend difficilement ajusté dans les relations sociales, le sentiment en lui-même mérite d&rsquo;être traité en lui laissant une place.</p><p>Dans les institutions du travail social, les explosions de colère, surtout chez des jeunes mineurs ou des majeurs encore en construction, interrogent l&rsquo;accompagnement social. Bien que n&rsquo;ayant pas de longue expérience en protection dès l&rsquo;enfance, une bonne partie des enfants placés suite à des carences éducatives ou des maltraitances présentent cette caractéristique d&rsquo;éprouver de la colère et de la manifester dans des actes. Bagarres, destructions, tags, provocations&#8230; Comment cette question est-elle traitée majoritairement ? Je suppose par une échelle des sanctions et son application. Je me souviens aussi lors de ce stage de première année d&rsquo;Educateur Spécialisé de plusieurs enfants qui avaient un traitement médicamenteux (appelé parfois camisole chimique).</p><p>La question est revenue sur le devant de ma scène depuis que j&rsquo;accompagne des jeunes majeurs âgés de 18 à 25 ans avec des parcours de rue. Issus en majorité de l&rsquo;Aide Sociale à l&rsquo;Enfance, ils n&rsquo;ont plus de lien ou des liens très distendus avec leur premier cercle de socialisation familiale. Ils cumulent cette expérience avec celle de la rue, parfois déjà expérimentée dans l&rsquo;enfance lors de fugues, parfois aussi des incarcérations mais aussi de nombreux passages en institutions (Maison d&rsquo;Enfant à Caractère Social, Centré Educatif Fermé). L&rsquo;expression d&rsquo;une colère un peu plus marquée que les personnes « dans la norme » s&rsquo;explique donc en grande partie par un apprentissage de socialisation ou le rapport de force et l&rsquo;intimidation sont centraux.</p><p>Comment donc accompagner ces jeunes à trouver leur place dans une société qui n&rsquo;accepte pas les expressions de colère trop marquées ? Comment se positionner professionnellement pour éviter l&rsquo;usure professionnelle face aux « tensions confrontationnelles » pour reprendre l&rsquo;expression du sociologue Randall Collins ?</p><p>Dans les associations qui accompagnent des adultes en exclusion du logement en les hébergeant et en assurant un accompagnement social, l&rsquo;échelle des sanctions possibles est très limitée. En regard des règlements intérieur de la plupart d&rsquo;entre eux, il faudrait déjà discuter du fait qu&rsquo;un avertissement écrit est une véritable sanction. Mais en bout de chaine, la seule véritable sanction est l&rsquo;exclusion de la personne, temporairement ou définitivement selon la gravité des faits. Si le respect des personnes et des biens doit bien être un élément majeur des règlements intérieurs, comment accompagner des publics dont l&rsquo;expression forte de la colère est une nécessité face aux frustrations qu&rsquo;ils vivent ? Il me semble que les institutions manquent d&rsquo;outils et j&rsquo;en proposerai quelques-uns, mais pour moi l&rsquo;essentiel est dans l&rsquo;approche globale à réinterroger.</p><p>La politique de la RDR (Réduction des Risques et des Dommages) a été initiée dans l&rsquo;accompagnement des publics en proie aux addictions (je préfère le terme québécois d&rsquo;accoutumance connoté moins négativement) depuis l&rsquo;apparition du VIH. Elle consiste à accompagner ces publics sans obligation d&rsquo;avoir recours au sevrage, prenant en compte que l&rsquo;arrêt des consommations n&rsquo;est pas possible pour un nombre important de personnes. C&rsquo;est cette approche que nous devons appliquer face à certains publics. La colère ne serait donc pas empêchée, réfrénée, interdite mais encadrée, canalisée.</p><p>Dans les médias possibles je vois :</p><ul><li>Le punching ball ou sac de frappe, disponible à toute heure en cas de montée de colère</li><li>Les exercices de respiration ventrale</li><li>Des petits objets anti-stress à garder dans sa poche ou à sa ceinture</li><li>Le mur disponible pour tagger ses révoltes par écrit</li><li>La médiation animale</li></ul><p>Bien entendu, cette liste non exhaustive ne doit pas faire oublier l&rsquo;essentiel : la parole. Car il n&rsquo;y a que dans l&rsquo;échange et l&rsquo;expérience que la personne trouve ses moyens de canaliser ses pulsions. L&rsquo;ouvrage du sociologue Jérome Beauchez  » l&#8217;empreinte du poing » montre bien comment les parcours de vie des boxeurs sont marqués par les cassures et comment cette activité leur permet trouver une issue à leur situation.</p><p>J&rsquo;encourage donc mes collègues travailleurs sociaux et les personnels encadrants à réfléchir à cette question. L&rsquo;enjeu est de réduire autant que possible le retour à la rue systématique des personnes, souvent jeunes, qui ne sont pas en capacité de réfréner leur colère. Cela demandera un peu d&rsquo;investissement budgétaire et de matière grise, mais pourra aussi prévenir de nombreux arrêts de travail et rendre les lieux d&rsquo;accueil, surtout lorsqu&rsquo;ils sont en configuration collective, plus accueillants.</p>								</div>
				</div>
		<div class="elementor-element elementor-element-c597da8 e-con-full e-flex e-con e-child" data-id="c597da8" data-element_type="container" data-e-type="container">
		<div class="elementor-element elementor-element-052e7c5 e-con-full e-flex e-con e-child" data-id="052e7c5" data-element_type="container" data-e-type="container">
				<div class="elementor-element elementor-element-b7f19ee elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="b7f19ee" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p>Retrouvez cet article sur LinkedIn</p>								</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-e42f1ea elementor-view-default elementor-widget elementor-widget-icon" data-id="e42f1ea" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="icon.default">
				<div class="elementor-widget-container">
							<div class="elementor-icon-wrapper">
			<a class="elementor-icon" href="https://www.linkedin.com/newsletters/le-filet-social-7252350814483021825/" target="_blank">
			<svg aria-hidden="true" class="e-font-icon-svg e-fab-linkedin" viewBox="0 0 448 512" xmlns="http://www.w3.org/2000/svg"><path d="M416 32H31.9C14.3 32 0 46.5 0 64.3v383.4C0 465.5 14.3 480 31.9 480H416c17.6 0 32-14.5 32-32.3V64.3c0-17.8-14.4-32.3-32-32.3zM135.4 416H69V202.2h66.5V416zm-33.2-243c-21.3 0-38.5-17.3-38.5-38.5S80.9 96 102.2 96c21.2 0 38.5 17.3 38.5 38.5 0 21.3-17.2 38.5-38.5 38.5zm282.1 243h-66.4V312c0-24.8-.5-56.7-34.5-56.7-34.6 0-39.9 27-39.9 54.9V416h-66.4V202.2h63.7v29.2h.9c8.9-16.8 30.6-34.5 62.9-34.5 67.2 0 79.7 44.3 79.7 101.9V416z"></path></svg>			</a>
		</div>
						</div>
				</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-4a74d23 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="4a74d23" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p>N&rsquo;hésitez pas à commenter l&rsquo;article et à le republier sur LinkedIn !</p><p>Abonnez-vous à la newsletter afin de ne manquer aucune publication !</p>								</div>
				</div>
				</div>
					</div>
				</div>
				</div>
		]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
